Liban: des élections législatives aux multiples enjeux

  • Source: : Web-News | Le 07 mai, 2018 à 15:05:40 | Lu 287 fois | 0 Commentaires
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Près de 3,75 millions de Libanais sont appelés aux urnes ce dimanche 6 mai pour élire 128 députés, 9 ans après les dernières élections législatives. Un scrutin aux multiples enjeux.

Les élections du dimanche 6 mai se déroulent dans un contexte particulier, marqué par la guerre en Syrie, qui a provoqué l’exode vers le Liban de plus d’un million de réfugiés syriens, l’engagement militaire du Hezbollah aux côtés de l’armée gouvernementale et l’accroissement des pressions américaine, saoudienne et israélienne sur l’Iran, principal soutien du parti chiite libanais. Elles interviennent aussi un mois après une conférence d’aide internationale, réunie à Paris, le 6 avril, pour venir au chevet de l’économie libanaise au bord de l’asphyxie.

Le mandat du Parlement libanais avait été prorogé à trois reprises, en raison de la crise constitutionnelle qui a paralysé la vie politique pendant deux ans et demi, au lendemain de la fin du mandat de l’ancien président Michel Sleiman, en mai 2014.

Pas à l’abri de surprises

Les enjeux de ces élections sont d’autant plus importants que c’est la première fois que le mode de scrutin proportionnel est appliqué, dans le cadre d’une réforme censée améliorer la représentation parlementaire des Libanais. Mais l’introduction, en même temps, du vote préférentiel, a limité la portée de cette réforme. Les grands partis traditionnels, qui représentent les différentes communautés religieuses, se sont ainsi arrangés pour se tailler la part du lion. Il n’en reste pas moins que des surprises ne sont pas exclues, sans pour autant modifier les rapports de force fondamentaux.

Pour l’Etat, l’enjeu est de consacrer le retour à la normalité constitutionnelle, avec le respect des échéances électorales, particulièrement malmenées ces dernières années. L’organisation des élections est souhaitée par la communauté internationale, sur laquelle le Liban compte énormément pour financer la présence de plus d’un million de réfugiés syriens et soutenir son économie en rade, frappée de plein fouet par la guerre en Syrie.

Hariri veut rester au pouvoir

Au-delà de cet enjeu commun à toutes les composantes de la classe politique, chaque parti à ses propres calculs. Le président de la République, Michel Aoun, salue « la vertu fédératrice de la loi électorale, qui n’exclut personne ». Ces élections contribuent au « renforcement de la paix civile » dans une région en proie à des guerres sanglantes, affirme-t-on dans l’entourage du chef de l’Etat.

Pour le Courant patriotique libre (CPL), fondé par le président Aoun et dirigé aujourd’hui par le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, l’objectif est de se transformer en parti d’envergure nationale. A cet effet, la plus grande formation chrétienne s’est ouverte à toutes les communautés en présentant des candidats de différentes confessions. Le CPL espère ainsi attirer dans ses rangs des musulmans, sunnites et chiites, pour donner l’image d’un parti rassembleur de tous les Libanais, quelle que soit leur appartenance religieuse.

Le Premier ministre sortant, Saad Hariri, veut, lui, rester à la tête du gouvernement. Après avoir opéré un come-back politique à l’issue de trois années de traversée du désert, marquées par un exil volontaire, son éloignement du gouvernement et l’affaiblissement de son parti, le Courant du futur, M. Hariri veut consolider sa place en tant que principal leader sunnite du pays. Il pourra de la sorte s’imposer comme favori au poste de Premier ministre.

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Auteur: rfi - Web-News


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