Côte d’Ivoire / Un présumé sorcier déféré à Guiglo

  • Source: : Web-News | Le 15 octobre, 2021 à 13:10:35 | Lu 541 fois | 0 Commentaires
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Côte d’Ivoire / Un présumé sorcier déféré à Guiglo

 Un présumé sorcier, J. B, un quinquagénaire, planteur dans un village du périmètre communal de Taï, passé aux aveux de ses pratiques occultes sur G. K, a été déféré, mercredi 13 octobre 2021, au parquet de la section de tribunal de Guiglo après trois jours de garde à vue à la brigade de gendarmerie locale.

Selon le chef de cette localité, G.G, les accusations contre le présumé sorcier remontent à quatre mois, juste après le décès de G. K, imputé à JB et à trois autres villageois.

Suite à ces accusations, JB a été conduit, selon la tradition locale, dans une autre localité, Zéastan, pour des rites de vérification réputés infaillibles et redoutables pour ceux qui tenteraient de pratiquer à nouveau la sorcellerie après en être revenu. Curieusement, après avoir été reconnu coupable de sorcellerie, JB nie les faits, provocant des échauffourées entre ses partisans et ses accusateurs.

Grande a été donc la surprise des villageois de découvrir, dimanche 10 octobre 2021, à 5h du matin, JB, nu, en provenance du cimetière pour le domicile du frère de GK, dont il a pourtant nié être l’auteur de la mort.

Interrogé, il avoue son crime, suscitant l’ire de la jeunesse qui tente de s’en prendre à lui physiquement. L’intervention du chef du village permet de calmer les ardeurs d’un village en effervescence et de conduire JB à la brigade de gendarmerie de Taï, pour sa propre sécurité.

Les commentaires attribuent ces aveux à la puissance spirituelle de la vérification de la culpabilité du présumé sorcier faite à Zéastan, communément appelée “CPI”, dont l’accusé subirait ainsi les représailles après avoir bravé l’interdiction formelle de pratiquer à nouveau la sorcellerie. L’accusé a été déféré au parquet de la section de tribunal de Guiglo, désormais donc en charge de l’affaire.

Le code pénal ivoirien stipule qu’est puni d’un emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de 100.000 FCFA à un million de FCFA quiconque se livre à des pratiques de charlatanisme, sorcellerie ou de magie, susceptibles de troubler l’ordre public ou de porter atteinte aux personnes ou aux biens.


Auteur: Aip - Web-News


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