Bassam: la police empêche un affrontement entre des partisans de Ezaley et Moulot

  • Source: : Web-News | Le 22 décembre, 2018 à 10:12:36 | Lu 610 fois | 0 Commentaires
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Bassam: la police empêche un affrontement entre des partisans de Ezaley et Moulot

Un contingent de la police a empêché vendredi, au quartier France de Grand-Bassam, cité balnéaire au Sud-est d’Abidjan, un affrontement entre des partisans du candidat Jean-Louis Moulot et ceux du maire sortant Philippe Ezaley qui se sont notamment mobilisés pour une « marche pacifique » aux fins de réclamer leur « droit de vote » à l’issue des élections municipales partielles de dimanche.

Avec des banderoles sur la tête et des apparats de couleur rouge, des partisans de M. Ezaley se sont rassemblés du côté du «village» du quartier France, mais ceux-ci n’ont pu progresser vers la préfecture, parce qu’empêchés par des individus arborant pour la plupart des t-shirts à l’effigie de M. Moulot. 

« Ils ne passeront pas ici », lance un homme de la quarantaine, qui tient dans sa main un gourdin, plaqué sur le sol du Boulevard Louis Alfonse Bonhouré, face à la bibliothèque municipale. Les voies d’accès du quartier France sont barricadées par ces individus qui renvoient tous les véhicules.

Dans le quartier France, les partisans de M. Ezaley bouillonnent de se lancer dans la marche, mais certains craignent des heurts. «Ce qu’on veut, c’est de démontrer qu’il y a une population qui n’a pas voté et cette population a droit au vote », a déclaré Charles, l’un des organisateurs.

Le camp Ezaley revendique la reprise du scrutin dans les zones violentées, où selon le maire sortant 15 bureaux de vote ont subi des destructions d’urnes ou des incidents ayant émaillé la sincérité des élections municipales partielles à Grand-Bassam. Il estime à 6.577 les électeurs privés de vote. 

Sur des pancartes et des banderoles, l’on pouvait lire : « Nous électeurs des centres FDFP, Bassam 1 et 2, Collège moderne et Petit Paris, réclamons notre droit de vote», « nous sommes des citoyens ivoiriens inscrits sur le listing électoral de la commune de Grand-Bassam, nous voulons exercer notre droit de vote ».

« On a adressé, hier, quatre courriers, au préfet, à Mme le sous-préfet, au commissaire de Grand-Bassam et au commandant de brigade pour les informer que ceux-là qui n’ont pas pu voter puissent exercer leur droit de vote », a dit Charles N’dakon, l’un des responsables de manifestation pro-Ezaley, assurant avoir reçu l’appel du sous-préfet autorisant la marche.

« A notre grande surprise ce matin, il y a le camp adverse qui veut se joindre à la marche, mais ils sont animés d’un esprit de bagarre et de violence », a-t-il poursuivi, estimant que les centres « exclus » ne représentent pas « une population de seconde zone » car elle est « bien inscrite sur le listing électoral de Grand-Bassam ». 

« On nous a exclu, on veut voter, c’est un problème, ils ont marché le mercredi, on ne les a pas empêché de marcher, aujourd’hui on veut marcher, ils viennent bloquer l’accès de nos quartiers, est-ce cela démocratie ?», s’est interrogée Valery une partisane du camp Ezaley, visiblement remontée. 

La « marche pacifique », prévue dans la matinée, n’a finalement pas eu lieu sur l’itinéraire prévu. Une journaliste de l’agence de presse Alerte Info a été agressée aux encablures de la bibliothèque municipale et son téléphone emporté. Le calme est revenu dans l’après-midi. 

M. Moulot, candidat du Rhdp (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix), la coalition au pouvoir, a été déclaré vainqueur des élections municipales partielles à Grand-Bassam avec 52% des suffrages exprimés contre 46% pour M. Ezaley, candidat du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, ex-allié au pouvoir

 

Auteur: APA - Web-News


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