Yamoussoukro : Les vérités que les chefs Baoulé ont dit à Amédée Kouakou pour Ouattara, ce qu’ils reprochent au chef de l’Etat

  • Source: : Web-News | Le 05 mars, 2019 à 16:03:17 | Lu 1131 fois | 0 Commentaires
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Ils n’ont pas eu la langue de bois lors de la rencontre qu’ils ont eu à huis clos avec un émissaire du président de la République, le vendredi dernier, à Yamoussoukro. Les chefs traditionnels A    kouè et Nanafouè ont tenu à dire certaines vérités à l’émissaire du chef de l’Etat. Cinq jours après la rencontre, linfodrome en sait un peu plus sur le contenu des échanges.

En tournée d’information et d’explication, l’émissaire du chef de l’Etat  Alassane Ouattara, le ministre de l’Equipement et de l’Entretien routier, Amédé Kouakou, à la tête d’une forte délégation, a pris langue avec les chefs traditionnels des 70 villages du District autonome de Yamoussoukro. On notait également la présence des deux chefs du canton des Akouè et des Nanafouè, respectivement nanan Boigny N’dri III et nanan Koba II, ainsi que celle des présidents des jeunes et des femmes, le vendredi 1er Mars 2019 à la fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix.

Démarrée à 13 heures 45 minutes, la rencontre, fermée à la presse, a duré environ trois heures de temps. C’est que les échanges ont été empreints de vérités. Selon nos sources, certains dignitaires ont saisi l’occasion à eux offerte pour demander des comptes au chef de l’Etat.  

Nanan Logba 2 du village de Logbakro, n’y est pas allé du dos de la cuillère pour dénoncer un non-respect de la parole donnée du président Ouattara. «Houphouët en mourant en 93 a laissé un héritage qui est Yamoussoukro. Aujourd’hui tout le monde dit qu’il est Houphouëtistes. Vous dites que vous êtes fils d’Houphouët-Boigny et pourtant vous avez tourné dos à son village. À la rencontre avec les chefs traditionnels baoulé en 2010, où le président Bédié nous a demandés de voter pour le président Ouattara, le président Ouattara avait promis s’installer ici à Yamoussoukro une fois élu. Aujourd’hui, ça fait huit ans qu’il est au pouvoir et il n’est jusque-là pas venu, que s’est-il passé ? Alassane est au pouvoir il y a huit ans, il reste deux ans pour que son mandat finisse et nous apprenons que c’est maintenant qu’il va s’occuper de Yamoussoukro. Cette information semble floue dans notre esprit ».

Le chef de Logbakro a, par ailleurs, déploré une instrumentalisation de la chefferie traditionnelle à des fins politiciennes. « Nous sommes les auxiliaires de l’administration, nous les chefs. Nos supérieurs sont les sous- préfets et préfets. Pourquoi on tend à instrumentaliser les chefs avec les partis politiques », s’est interrogé le chef du village de Logbakro.

Comme lui bien d’autres ont soulevé des questions aussi importantes les unes que les autres. Pour finir, le mandant du président Ouattara et les garants des traditions du District autonome de Yamoussoukro ont accordé leur violon en vue de relayer le message de paix et de cohésion du gouvernement. « Pour moi, le retour de la paix  définitive dans notre pays, passe nécessairement par la réconciliation entre Bédié et le président Ouattara. Ils nous ont donnés espoir en faisant chemin ensemble dans le Rhdp. Chez le Baoulé, quand un bœuf rouge tue ton père, quand tu vois une termitière tu as peur.  Donc, faisons attention au danger qui puisse survenir à l’horizon. Nous ne voulons plus de crise comme par le passé. J’invite donc nos grands leaders à la table de négociation pour qu’en 2020, la Côte d’Ivoire soit développée. Nous avons fait savoir cela, à notre fils Amédée Kouakou », a témoigné Nanan Koff, chef du village de Duokro, rejoint dans ces propos d’apaisement par son homologue de N’Dakonankro, Nanan Kouamé N’dri. « On se résume  à être humble,  pour préserver avec nos populations la paix. Le message de notre fils, le ministre Amédée Kouakou a été bien perçu. Nous prenons acte. Si tu veux trop regarder le fond de la marmite, tu finiras par devenir aveugle. Que la sagesse habite les Ivoiriens.  Nous voulons une Côte d’Ivoire réconciliée et développée en 2020. L’heure n’est plus discours », a lâché l’autorité traditionnelle.

 

Auteur: linfodrome.com - Web-News


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