Tueries à l’Ouest : La diaspora Wê en Europe remontée contre Simone Gbagbo, Anne Ouloto et le FPI

  • Source: : Ivoirematin-News | Le 15 mai, 2019 à 18:05:12 | Lu 444 fois | 1 Commentaires
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La célébration de la ‘‘fête de la liberté’’ du Front Populaire Ivoirien (FPI), le 28 avril 2019 à Duékoué, a réveillé la polémique sur le « génocide Wê » pour parler des tueries à l’ouest de la Côte d’Ivoire.

Selon nos informations auprès des organisations de la communauté Wê vivant en Europe, celle-ci est vivement remontée contre des responsables politiques ivoiriennes impliqués dans cette polémique qui continue de faire beaucoup d’encre et de salive. Il s’agit notamment de Simone Gbagbo, Anne Désirée Ouloto et les organisateurs de la Fête de la liberté du FPI en France.

Selon nos sources, la communauté Wê en veut à l’ex-première de Côte d’Ivoire pour son discours qui tend à accuser un camp et blanchir le FPI.

« Elle aurait dû demander simplement pardon aux Wê pour tout ce qu’ils ont subi, c’est tout ! C'est le FPI qui était au pouvoir de 2000 au 11 avril 2011. Qu’ont-ils fait pour épargner l’ouest des exactions des milices ? Qu’ont-ils fait pour que justice soit rendue aux victimes ? Aucun des bourreaux n’a été poursuivi, ni jugé ! Le FPI n’a jamais présenté un seul coupable des tueries. Donc pour la commémoration des morts, elle dû se limiter à un simple pardon aux victimes », a expliqué notre source.

La grosse colère de la communauté Wê d’Europe est contre la ministre Anne Désirée Ouloto, fille de l’Ouest, qui a tenté de minimiser le massacre à l’ouest en le qualifiant de « tueries massives », et non de génocide. « On est d’accord avec elle qu’il ne faut pas instrumentaliser la souffrance des Wê. Ce qui fâche surtout  la communauté Wê, c'est le fait que la ministre Ouloto concernant le génocide Wê est dans la négation et de façon simpliciste dit, parce qu'elle est vivante donc il n'y a pas eu génocide. Ce que les Wê ont souffert, on ne peut pas nous la raconter. C’était hier et ça s’est passé sous nos yeux, on l’a tous vécu ! », a dit notre interlocuteur.

Au sujet des organisateurs de la ‘‘fête de la liberté’’ à Paris, c’est le fait que ces derniers, qui ont voulu rendre hommage au peuple Wê, n’ont pas accordé assez de considération aux nombreux Wê qui avaient répondu à l’invitation, mais ont centralisé la cérémonie autour de la personne de Laurent Gbagbo.

« Un fait parmi tant d'autres qui a outré tout le monde, c’est le fait qu’on joue la chanson ‘‘allons à Gagnoa’’, alors que c’est Duékoué, la ville martyre, qu’on devrait chanter. Gadji Celi, Serge Kassi et bien d’autres chansonniers Wê ont chanté sur Duékoué. De telles chansons auraient permis aux parents des victimes de se recueillir un tant soit peu devant la mémoire des disparus », a regretté notre source. 

Selon notre interlocuteur, ces comportements montrent que les uns et les autres n’ont tiré aucune leçon de la crise, se foutent même du génocide Wê. Il craint une résurgence des violences à l’ouest à la faveur de la présidentielle de 2020.  

 

 


Auteur: César DJEDJE MEL - ivoirematin.com - Ivoirematin-News


Commentaire (1)


Anonyme il y a 3 jours (11:45 AM) 0 FansN°: 1
Le dossier du génocide wê était déjà bouclé par les avocats de Gbagbo et les temoins prets a témoigner et faire tomber ces rebelles avec a leur tete wataRat. Mais a votre avis pourquoi ont-ils libérés Gbagbo et Blé avant que leurs temoins dans la crise ivoirienne ne soient entendus? Ils savent tous ce qu'ils nous cachent, wataRat, ces tueurs, la France et toute la communauté internationale. Mais tôt ou tard, le monde saura ce qu'il s'est réellement passé en Cote d'Ivoire de septembre 2002 à avril 2011.

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