Avec Milan, Tiémoué Bakayoko voit enfin le bout du tunnel

  • Source: : Web-News | Le 29 novembre, 2018 à 09:11:16 | Lu 168 fois | 0 Commentaires
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Avec Milan, Tiémoué Bakayoko voit enfin le bout du tunnel

Titulaire au sein de l'équipe milanaise depuis cinq matches, Tiémoué Bakayoko est en train de bien remonter la pente après un long passage à vide.

Il y a environ un an et demi, Tiémoué Bakayoko faisait partie des tous meilleurs joueurs français à son poste. Le longiligne milieu de terrain d'origine ivoirienne venait de participer à la conquête du titre de champion avec l'AS Monaco et se trouvait aussi dans les petits pas du sélectionneur Didier Deschamps. Il avait même honoré une cape avec les Bleus (en amical contre l'Espagne) et c'était une juste récompense pour l'ascension qu'il a connue. C'était donc en printemps 2017, mais ensuite tout s'est enchainé dans le mauvais sens pour le natif de Paris. Entre un transfert manqué, sa baisse de rendement et aussi de confiance et la découverte d'un nouveau championnat, Bakayoko a disparu du devant de la scène aussi vite qu'il y est apparu. Il a touché le fond et il n'était pas aisé de rebondir. Depuis quelques semaines, l'ancien monégasque semble cependant remonter progressivement la pente. S'il est trop tôt pour évoquer un retour en force, il ne serait pas exagéré de parler d'une petite renaissance.

Depuis l'été dernier, Bakayoko est un joueur de l'AC Milan. Un club où il a été envoyé en prêt par Chelsea afin de se refaire une santé après une saison passée à cirer le banc à Stamford Bridge où à se produire sur le terrain sans grande conviction. Les premiers pas de l'ancien monégasque en Lombardie n'ont pas été très encourageants. Ils s'inscrivaient même dans la lignée de ceux qu'il a empilés dans le capitale anglaise. En difficulté d'entrée, il a même eu droit à des remontrances en public de la part de son entraineur Gennaro Gattuso. Ce n'était pas l'idéal pour lancer une nouvelle aventure, et il y avait alors de quoi redouter que celle-ci se termine à son tour en eau de boudin. 

Gattuso a su le piquer dans son orgueil

"Bakayoko doit apprendre à recevoir le ballon. Il faut travailler correctement et ça ne va pas être facile. Une semaine n'est pas suffisante pour supprimer les défauts des joueurs". C'est avec ses mots forts et durs que le technicien italien avait tancé son nouveau transfuge et ce alors que ce dernier venait tout juste de débarquer à San Siro. Une salve de reproches que beaucoup auraient eu du mal à encaisser, qui plus est lorsqu'on est nouveau dans un pays et qu'on essaye de se relancer. Fort heureusement, Bakayoko a su l'accueillir de manière positive. Une sorte de pique qui a réveillé son orgueil et qui l'a incité à donner et montrer encore plus sous ses nouvelles couleurs.

Spécialiste de l'AC Milan pour Goal Italie, Simone Gambino confirme la bonne attitude qu'a eue Bakayoko, et souligne que c'était précisément cette réaction-là qui était ciblée par Gattuso à travers ses déclarations : "Je crois qu'il (Gattuso) a essayé de le stimuler. Avoir une réponse d'un joueur qui était dans le dur et qui a semblé perdre confiance en ses qualités". Bien que sévère, le traitement a porté ses fruits car depuis le joueur est sur une pente ascendante et les ennuis de tous genres semblent être derrière lui.

Et pour ce qui est du défaut pointé, était-ce un simple subterfuge de la part de Gattuso ? "Je pense qu'il y a bien eu un travail aussi fait dans ce domaine. Ils ont bossé sur sa posture et la manière dont il devait se lancer lorsqu'il avait le ballon", répond notre correspondant. À 24 ans, Bakayoko a donc dû faire évoluer sa manière de joueur et se projeter balle au pied. 

Il est le nouveau régulateur des Rossoneri

Il y a donc eu un choc psychologique et un réajustement d'ordre technique. Mais, il n'y a pas eu que cela. Si Bakayoko a retrouvé une partie de la rentabilité qu'il avait sur le Rocher c'est aussi parce qu'il y a eu un changement tactique qui lui a été profitable. Après un début de saison compliqué, Gattuso a procédé à une modification de schéma en optant pour le 4-4-2, avec deux milieux alignés en position reculée. "Pour Bakayoko, c'était l'option idéale, constate Gambino. Avec Kessie à ses côtés, il a pu donner le meilleur de lui-même. C'est d'ailleurs dans ce registre qu'il avait excellé à Monaco, avec Fabinho comme compère dans l'entrejeu. Depuis un mois, il est même l'un des meilleurs joueurs de l'AC Milan".

Bakayoko est bien l'homme fort des Rossonerri depuis le début de l'automne. Autrement, il n'aurait jamais aligné cinq titularisations de rang (toutes compétitions confondues). Et c'est la première fois que cela lui arrive depuis le mois de février dernier. Les chiffres sont là aussi pour confirmer un rendement plus efficace de sa part. Depuis sa première titularisation en Serie A (le 31 octobre), le Français récupère (6,8/match contre 3,13) et intercepte (2,4 contre 0.25) nettement plus de ballons qu'auparavant. Et, dans les duels, il est aussi plus performant (58% gagnés contre 46%). Des statistiques suffisamment parlantes et qui n'ont certainement pas dû échapper à son entraineur.

Le défi qui se présente à Bakayoko désormais c'est de confirmer la durée. Ça ne sera pas facile et quand on connait les problèmes et les difficultés qu'il a traversés, on ne peut jurer de rien. Toutefois, tout porte à croire que le joueur formé à Rennes a fini de manger son pain noir. Si sa progression a été sérieusement freinée, l'expérience qu'il a vécue ne peut que le rendre plus fort et l'aider à se relancer avec cette fois une idée fixe des erreurs à ne plus commettre. 

 

Auteur: - Web-News


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