Didier Drogba cogne la Fif et précise ses ambitions pour le football ivoirien

  • Source: : Ivoirematin-News | Le 14 décembre, 2017 à 18:12:27 | Lu 2090 fois | 1 Commentaires
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Didier Drogba décide de s

L’icône africaine du football Didier Drogba était bien présent samedi 9 décembre à Nouakchott à l’occasion de la cérémonie des 4e Awards du football mauritanien. L’ancien capitaine des Eléphants de Côte d’Ivoire a profité de ce séjour dans la capitale mauritanienne pour accorder un entretien à RFI. Dans cet entretien, le double Ballon d’or africain se prononce sur l’échec des Pachydermes à la qualification du mondial 2018 et dévoile ses ambitions pour le football ivoirien.

RFI : On a appris il y a quelques semaines que vous étiez de retour dans le football ivoirien auprès d’un club, Williamsville, qui est vice-champion de Côte d’Ivoire. Qu’est-ce que vous pouvez nous en dire de ce club et pour vous y êtes pour faire quoi?

Didier Drogba : En fait tout est parti de ma volonté de m’impliquer dans le football ivoirien et dans le football africain aussi en général, parce que les émotions que j’ai pu vivre à travers le football en Côte d’Ivoire et partout où j’ai eu l’occasion de voyager en Afrique, à un moment donné quand je m’assois, je ne me vois pas tourner le dos à ce football. Même s’il y a Chelsea, il y a d’autres clubs, peut-être Marseille Guingamp ou le Mans où j’ai pu évoluer, je ne me vois pas tourner le dos à ce football-là. C’était important pour moi d’intégrer la famille du football ivoirien et d’essayer de contribuer au développement du championnat du football en général en Côte d’Ivoire.

Avec une coupe d’Afrique à jouer dès le printemps…

Je suis vraiment très fier de ces joueurs-là. Ça fait trois années qu’ils surprennent. On ne les attend pas, on les sous-estime. Par leur qualité de jeu, par leur esprit, par leur envie d’être toujours ensemble et de se rassembler, ils fournissent un football de qualité. C’était l’attraction du championnat la saison dernière. Ils ont fait tomber plus d’une équipe.

La Côte d’Ivoire a récemment perdu sa qualification pour la Coupe du monde au profit du Maroc. Qu’est-ce que vous avez ressenti quand vous avez vu que les Eléphants ne seraient pas de l’aventure ? Est-ce que cela vous a surpris ou est-ce que vous avez trouvé cela logique au vu des résultats, on se souvient de la CAN au Gabon ?

Ça me fait énormément de peine d’avoir à dire ça. Mais en même temps je suis triste pour les joueurs parce que louper une coupe du monde pour cet âge et tout le talent qu’ils ont, c’est vraiment passer à côté de quelque chose de grand dans leur progression, en tant que joueur et en tant que homme. Mais c’est une suite logique, c’est une décision finale qui ne m’a pas surpris.

Une transition ce n’est pas du jour au lendemain. 

On parle de transition générationnelle. C’est un manque de talent ou un manque d’encadrement ?

Tout dépend comment a été fait la transition. Tout dépend de la vision de la fédération qui veut faire une transition. Mais une transition ça se fait en douceur. A Chelsea on a assisté à une transition depuis 2012. On est en pleine transition depuis 2012. Et cette transition s’est terminé la saison dernière avec le départ de John Terry. Donc il y a quand même 5 ans. Une transition ce n’est pas du jour au lendemain. On enlève untel et untel, on va prendre tous ces jeunes et on repart. Tous ces jeunes ont besoin d’être guidés comme nous on n’a été guidé quand on est arrivé en équipe nationale. Il y a les Kalou Bonaventure, Cyril Domoraud, Dié Serges et j’en oublie beaucoup. Mais ils étaient là et ils nous ont guidés. C’est ça ! Et c’est grâce à eux qu’on s’est qualifié pour la Coupe du monde, grâce à leurs expériences liées à leurs échecs précédents aussi.

A vous écouter ce n’est pas que sportif ?

Ce n’est pas que sportif malheureusement et on le paie. Parce que sur papier, sur le plan sportif, je pense qu’on avait les joueurs pour passer.

Ils ont de l’avenir ces joueurs. Mais ces jeunes qu’on a mis au félicia (stade Houphouët-Boigny face au Maroc, ndlr) c’était compliqué pour eux !

C’était compliqué pour eux et puis les mettre dans ce genre de match à pression que nous on a pu vivre contre le Cameroun. Mais là il y avait un mélange de jeunes, la fougue de jeunes comme moi à l’époque, et il y avait les Cyril Domoraud, Kouassi Blaise, toutes leurs expériences qu’ils avaient pour nous recadrer un peu. Mais là on ne peut pas laisser les jeunes joueurs comme ça que j’ai de fois au téléphone qui me disent « comment aborder ce match-là ». Et je leur dis « t’inquiète pas, fais comme ça et ça va aller ». On aurait aimé le faire, on aurait aimé être à leur côté et ne pas les abandonner comme ça. Pour moi c’est de l’abandon.

Ils ont été abandonnés par qui, par les dirigeants ou ce sélectionneur qui n’a pas été très bien choisi ?

Alors je ne suis pas là pour… Beaucoup l’on fait et beaucoup sont là encore pour le faire, de pointer du doigt le coach, la fédération, même s’il est vrai qu’ils ont leur part de responsabilité, il ne faut pas le nier. C’est vrai que la fédération a une grosse part de responsabilité et le coach aussi parce que c’est le représentant de  l’équipe nationale. Il faut savoir qu’il a été choisi mais pas par rapport à sa candidature, donc il a été imposé. A partir de ce moment-là il a une responsabilité et il faut l’assumer. Je pense qu’il l’a fait. Maintenant, je ne suis pas là pour pointer du doigt, cela a été fait. Mais dans le football aujourd’hui il faut rassembler les Ivoiriens, il faut rassembler pour le football local. Les stades sont vides.

La victoire à la CAN 2015 n’a fait que masquer beaucoup de carences.

Ça manque de passion ?

Ça manque de passion et c’est la raison pour laquelle je me suis impliqué parce qu’il faut essayer de redonner un engouement à la scène locale. Tous ces joueurs dont on parle on a beaucoup de binationaux. Mais les joueurs comme Yaya Touré, Kolo Touré, Zokora, ils ont été formés sur la scène locale. Ils ont appris localement avant d’aller exploser à l’étranger. Il faut donc redonner goût aux Ivoiriens d’aller au stade. C’est la base. Maintenant la fédération doit tirer un bilan de cet échec.

Doit-elle se réorganiser, doit-elle  consulter, doit-elle faire comme elle faisait des états généraux autour du football parce qu’il y a une CAN qui arrive, 2019?

On a 2019 et puis la Côte d’Ivoire organise la CAN en 2021 donc il faut revoir toute la stratégie du football ivoirien. Et tous les acteurs doivent être impliqués.

Et vous aimerez-vous impliquer ?

Oui je m’impliquerai avec plaisir et  détermination parce qu’on parle de mon pays et de l’avenir du football. On parle aussi de l’héritage qu’on a laissé et que les anciens nous ont laissé. Ces 10, 15 dernières années, on a mis le football à un niveau où il n’a jamais été. Et repartir à zéro comme on repart maintenant c’est triste à voir. Longtemps on s’est mis de côté, on a regardé ce qui se faisait, même si on voyait que ç’allait mal. La victoire à la CAN 2015 n’a fait que masquer beaucoup de carences. Mais c’est grâce à la présence des joueurs comme Yaya, comme Kolo, comme Tiéné qui ont été rappelés, Copa. Une fois que ces joueurs se sont retirés, on a vu les carences du football ivoirien. A un moment donné il faut qu’on revienne, on s’implique, on a notre mot à dire parce qu’on  a porté cette équipe-là au plus haut.

Propos recueilli par la rédaction d’Ivoirematin.com sur RFI

 


Auteur: Pierre Ephèse - Ivoirematin-News


Commentaire (1)


Anonyme En Décembre, 2017 (08:43 AM) 0 FansN°: 1
Thanks a lot DROGBA.

Our problem is la FIF.We are in the story of blind . What can you expect when a blind is leading a blind.

Mr SIDY and crew are the problem and theyMUST go.

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