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Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a opposé une fin de non-recevoir catégorique à toute idée de négociation avec les groupes armés terroristes, réaffirmant toutefois la volonté des autorités de transition de maintenir un dialogue strictement encadré dans le cadre républicain.
Réuni jeudi à Koulouba avec le corps diplomatique accrédité au Mali, le chef de la diplomatie malienne a tenu à clarifier la position de l’État : pas de confusion entre dialogue politique et compromission avec des groupes armés qualifiés de terroristes, dans un contexte sécuritaire toujours tendu, notamment après les attaques du 25 avril ayant causé de lourdes pertes.
Sans détour, Abdoulaye Diop a déclaré : « Le gouvernement n’envisage pas de dialogue avec des groupes armés terroristes sans foi ni loi », pointant leur responsabilité dans les violences persistantes qui frappent les populations depuis plusieurs années.
Cette ligne dure vise en particulier le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda et inscrit sur la liste des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU depuis 2018, conformément à la résolution 2368.
Le ministre a également évoqué le Front de libération de l’Azawad (FLA), estimant que son rapprochement avec le JNIM constitue un choix assumé de soutien à une organisation terroriste reconnue, l’excluant ainsi de tout cadre de discussion. Il a rappelé que ce mouvement revendique plusieurs attaques dans le nord du pays, notamment à Kidal et Gao.
Pour autant, les autorités maliennes maintiennent une ouverture au dialogue politique avec les acteurs évoluant dans un cadre institutionnel. Abdoulaye Diop a cité les mécanismes existants tels que les Accords nationaux de réconciliation (ANR) et le Dialogue inter-malien (DIM), considérés comme les seules plateformes légitimes de concertation.
Par ailleurs, il a souligné la poursuite de l’intégration de combattants ayant renoncé aux armes dans le cadre républicain, dans une dynamique de réinsertion et de désengagement.
Sur le plan stratégique, le chef de la diplomatie malienne a insisté sur une approche globale de la crise sécuritaire, estimant que la réponse ne peut être uniquement militaire, mais doit également intégrer les volets géopolitique, social et développement.
Enfin, Abdoulaye Diop a réaffirmé la détermination du Mali à poursuivre la lutte contre le terrorisme sur son territoire et au sein de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), en coordination avec le Burkina Faso, le Niger et la Fédération de Russie.
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