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L’horreur a frappé une crèche de la capitale ougandaise. Un homme de 39 ans, détenteur de la double nationalité ougandaise et américaine, est accusé d’avoir ôté la vie à quatre enfants en bas âge, dans une attaque d’une rare violence survenue le jeudi 2 avril.
Selon les premiers éléments de l’enquête, Christopher Okello Onyum se serait introduit dans une garderie située dans la paroisse de Ggaba, à Kampala, avant de s’en prendre aux enfants âgés de deux à trois ans. Armé d’un couteau, il aurait méthodiquement poignardé les victimes, provoquant leur mort par choc consécutif à de graves blessures, d’après un rapport de la police relayé par des agences internationales.
Deux poupées abandonnées dans la cour témoignent encore de la scène tragique qui s’est déroulée ce matin-là dans cet établissement accueillant des nourrissons vulnérables.
Présenté devant la justice le mercredi 8 avril, l’accusé a reconnu les faits lors d’un examen médical effectué la veille. Il a déclaré croire aux “sacrifices humains comme source de richesse”, expliquant ainsi son acte comme une quête d’enrichissement personnel. Malgré ces propos troublants, les médecins ont indiqué que son raisonnement paraissait “normal”, sans signe de trouble mental diagnostiqué.
Les autorités judiciaires affirment que le crime aurait été soigneusement prémédité. Des images de vidéosurveillance, des échantillons d’ADN, des téléphones portables ainsi que des transactions financières ont permis de relier le suspect à la scène. L’arme du crime, un couteau ensanglanté, a été retrouvée, en plus de deux autres armes similaires à son domicile.
Les enquêteurs révèlent également que Christopher Okello Onyum aurait acheté des couteaux quelques jours avant les faits et loué un véhicule pour se rendre sur les lieux. Il se serait fait passer pour un parent souhaitant inscrire un enfant afin de repérer les lieux et faciliter son passage à l’acte.
Placé en détention provisoire, il devra répondre de ses actes lors d’un procès dont la date n’a pas encore été fixée. Le parquet évoque une “séquence d’actes délibérés et calculés”, traduisant une préméditation manifeste.
Ce drame relance le débat sur les croyances liées aux sacrifices rituels dans certaines régions, ainsi que sur la sécurité des structures accueillant des enfants.
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