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Les lignes ont bougé à l’Assemblée nationale. Réunis ce mardi 7 avril 2026, les députés de la Commission des affaires économiques et financières ont adopté à l’unanimité le projet de loi portant Programme national de développement (PND) 2026-2030. Un signal fort pour un plan ambitieux qui vise à hisser la Côte d’Ivoire dans le cercle des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure à l’horizon 2030.
Face aux parlementaires, le ministre du Plan et du développement, Souleymane Diarrassouba, a su rallier tous les groupes politiques — RHDP, PDCI-RDA, Solidarité et Agir — lors d’un grand oral maîtrisé. Au cœur de ce nouveau cap stratégique : une vision claire, « bâtir une Grande Nation stable, ambitieuse et solidaire », en phase avec les Objectifs de développement durable (ODD) et l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
Pour concrétiser cette ambition, l’État mise sur un investissement colossal de 175 milliards d’euros. Le secteur privé en assurera la part du lion avec plus de 70 %, contre près de 30 % pour le public. Les financements seront mobilisés aussi bien sur les marchés régionaux et internationaux que lors d’un futur Groupe consultatif.
Dans le détail, le PND privilégie les secteurs moteurs de croissance : énergie, hydrocarbures, transformation industrielle, mines et infrastructures routières. Les projets structurants ne manquent pas. Le pays prévoit notamment un Train à Grande Vitesse reliant Abidjan à Korhogo via Yamoussoukro et Bouaké, ainsi qu’une nouvelle ligne ferroviaire entre San Pedro et la frontière malienne.
Le transport urbain et aérien n’est pas en reste. Le métro d’Abidjan et l’extension de l’aéroport international devraient être achevés, avec à la clé une meilleure mobilité des personnes et des marchandises.
Sur le front énergétique, la Côte d’Ivoire voit grand : la capacité de production passera de 3 019 MW à 7 751 MW. Quant au secteur pétrolier, dopé par les gisements Baleine et Calao, il ambitionne d’atteindre les 200 000 barils par jour.
Le volet social constitue un autre pilier majeur du programme. Six nouvelles universités verront le jour à Odienné, Daloa, Dabou, Daoukro, Abengourou et Adiaké. À cela s’ajoute la formation de 50 000 ingénieurs et techniciens d’ici 2030.
Côté santé, le pays prévoit la construction de 5 CHU, 21 hôpitaux généraux et 1 200 centres de santé. Le cadre de vie sera également amélioré avec 150 000 logements sociaux et une couverture nationale en 4G portée à 100 %.
Avec ce vote unanime, les parlementaires donnent leur feu vert à une transformation en profondeur de l’économie ivoirienne. Reste désormais le plus important : faire passer ces ambitions du papier à la réalité pour tous les Ivoiriens.
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