Iran. Reza Pahlavi appelle l’Australie à offrir l’asile aux footballeuses ayant refusé de chanter l’hymne
Lundi 2 mars, deux jours après le début de la Guerre au Moyen-Orient, les footballeuses féminines de l’Iran avaient refusé de chanter leur hymne national avant leur match de Coupe d’Asie disputé en Australie. Depuis, les athlètes sont considérées comme des « traîtres à la nation » et sont menacées par la république islamique. Fils du dernier chah d’Iran, Reza Pahlavi appelle l’Australie à garantir leur sécurité.
Reza Pahlavi, le fils du dernier chah d’Iran, a appelé ce lundi 9 mars l’Australie à assurer la sécurité de l’équipe iranienne féminine de football, qui avait refusé de chanter l’hymne national avant un match de la Coupe d’Asie. Les 26 membres de la délégation iranienne sont arrivées dans le pays quelques jours avant le début des frappes américano-israéliennes, qui ont notamment entraîné la mort de l’ancien guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.
Les membres de l’équipe nationale féminine de football d’Iran subissent de fortes pressions et sont menacées par la république islamique, a écrit le fils du chah déchu sur X. Elles risquent de graves conséquences si elles retournent en Iran. J’appelle le gouvernement australien à assurer leur sécurité et à leur apporter tout le soutien nécessaire, a-t-il ajouté. Il se joint au nombre croissant de personnes, dont des militants et personnalités politiques, demandant à l’Australie d’accorder l’asile aux joueuses.
Les membres de l’équipe nationale féminine de football d’Iran subissent de fortes pressions et sont menacées par la république islamique, a écrit le fils du chah déchu sur X. Elles risquent de graves conséquences si elles retournent en Iran. J’appelle le gouvernement australien à assurer leur sécurité et à leur apporter tout le soutien nécessaire, a-t-il ajouté. Il se joint au nombre croissant de personnes, dont des militants et personnalités politiques, demandant à l’Australie d’accorder l’asile aux joueuses.
Ces dernières sont restées silencieuses alors que retentissait l’hymne iranien avant leur premier match du tournoi face à la Corée du Sud, lundi 2 mars. Elles l’ont ensuite chanté lors des rencontres suivantes. Cette attitude a été interprétée comme un acte de rébellion et un présentateur de la télévision d’État a désigné les joueuses comme des traîtres en temps de guerrereprésentant le summum du déshonneur .
Devant le stade de Gold Coast (est), où l’équipe a disputé son dernier match ce week-end, une foule s’est réunie, scandant changement de régime pour l’Iran, laissez-les partir et sauvez nos filles. Lundi, un journaliste de l’AFP a vu des joueuses parler au téléphone depuis le balcon de leur hôtel. Le ministère australien de l’Intérieur a déclaré à l’AFP qu’il ne pouvait pas commenter les situations individuelles.
Selon Zaki Haidari, militant d’Amnesty International, les footballeuses risquent d’être persécutées si elles sont renvoyées chez elles. Certaines des membres de l’équipe ont probablement déjà vu leur famille menacée, a-t-il déclaré à l’AFP. Sollicitée, l’ambassade d’Iran en Australie n’a pas répondu à ce stade. Les Iraniennes avaient fait leurs débuts en Coupe d’Asie en 2022 en Inde et étaient devenues des héroïnes nationales dans un pays où les droits des femmes sont sévèrement restreints.
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