Israël: un proche du chef du Shin Bet suspecté d'être lié à un réseau de contrebande vers Gaza
C’est une affaire qui empoisonne l'appareil sécuritaire israélien. Douze personnes sont inculpées pour un vaste réseau de contrebande vers Gaza via les convois humanitaires. Mais au-delà du trafic, c'est l'identité d'un suspect qui électrise l’opinion : le propre frère du chef du Shin Bet, le service de sécurité intérieure.
C’est un scénario digne d’un thriller qui se joue entre les lignes de front à Gaza. Depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu précaire, douze hommes, dont des soldats réservistes, auraient profité du chaos pour acheminer des tonnes de marchandises interdites vers l’enclave palestinienne. Au cœur du trafic : des cigarettes, revendues par la suite à prix d’or par le Hamas pour financer ses opérations et également des téléphones et des pièces détachées de voitures.
Mais l’affaire a basculé dans une autre dimension avec la révélation du nom de l’un des cerveaux présumés : Bezalel Zini. Son frère, David Zini, dirige le Shin Bet, l’institution d'Israël qui est censée surveiller ces dérives. Dans l'entourage du suspect, on crie au coup monté. Ses partisans dénoncent une conspiration destinée à briser la carrière du patron du renseignement intérieur, dont la nomination était contestée.
Dans un Israël hyperpolarisé, ce qui n'était qu'un dossier de corruption devient une arme politique redoutable. Complot interne ou simple appât du gain ? La justice devra trancher une affaire qui expose, une fois de plus, les fractures béantes au sommet de l’État.
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