Tabaski 2026 : Le gouvernement ivoirien mise sur le bétail local face à la crise des importations
À l'approche de la Tabaski 2026, la Côte d'Ivoire s'adapte aux réalités géopolitiques du Sahel. Lundi 11 mai, Assoumany Gouromenan, directeur de cabinet du ministre des Ressources animales et halieutiques, a rencontré le Conseil suprême des imams (CODISS) pour lancer un appel solennel : privilégier les béliers « Made in Côte d’Ivoire ».
Depuis 2022, l'acheminement du bétail depuis le Mali, le Burkina Faso et surtout le Niger (principal fournisseur historique) est devenu complexe. Pour pallier ces difficultés d'approvisionnement, l'État ivoirien exhorte les fidèles à délaisser les grands moutons sahéliens au profit de la production nationale.
« L’objectif est de réduire la pression sur les importations et de valoriser notre production nationale », a expliqué M. Gouromenan.
La question de la taille des ovins locaux, souvent plus petits que leurs homologues du Sahel, a été au cœur des échanges. Le secrétaire exécutif du CODISS, Diarra Siaka, s'est voulu rassurant :
La pression sur le marché reste forte, comme en témoignent les prévisions de consommation :
| IndicateurDonnées prévisionnelles | |
| Besoins nationaux totaux | 350 000 têtes (ovins/bovins) |
| Besoins pour Abidjan | 120 000 têtes |
| Part de la production locale | 25 % (87 500 têtes) |
| Part des importations (Sahel) | 75 % (262 500 têtes) |
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Les guides religieux se sont engagés à relayer ce message patriotique lors des prêches et dans les associations. L'enjeu est de transformer les habitudes de consommation des fidèles pour faire de cette Tabaski un levier de soutien aux éleveurs ivoiriens, malgré un contexte d'approvisionnement exceptionnellement tendu.
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