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« Il y a 20 ans, on déclarait 1.500 cas par an, désormais c’est 4.500 » : une médecin alerte sur la progression d’un cancer méconnu

Auteur: rtl

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« Il y a 20 ans, on déclarait 1.500 cas par an, désormais c’est 4.500 » : une médecin alerte sur la progression d’un cancer méconnu

La dermatologue Bernadette Blouard tire la sonnette d’alarme face à l’augmentation des cas de mélanome mais insiste aussi sur une avancée majeure : les traitements n’ont jamais été aussi efficaces.

Le constat est sans appel. Le mélanome, forme agressive de cancer de la peau, ne cesse de progresser. « Il y a vingt ans, on déclarait environ 1500 cas par an. Aujourd’hui, on est proche de 4500 », explique la dermatologue Bernadette Blouard, invitée de notre JT de 13h.

Une augmentation qui s’explique en partie par un meilleur dépistage. « On déclare plus de cas qu’avant, ce qui nous permet d’avoir des chiffres plus précis », souligne-t-elle. Mais pas seulement. « Le soleil reste un facteur de risque majeur », insiste la spécialiste, rappelant que les expositions passées continuent d’avoir des conséquences aujourd’hui. La dermatologue ajoute : « Le problème du mélanome, c’est l’effet retard. Les personnes qui se sont beaucoup exposées dans les années 50 à 90 développent parfois la maladie des décennies plus tard ».

Une prise en charge qui commence par la chirurgie

Face à une lésion suspecte, la première étape est rapide et essentielle. « On enlève la lésion, sous anesthésie locale, et on l’envoie à l’analyse », détaille Bernadette Blouard. Cette analyse permet d’évaluer précisément la nature du cancer et son stade. « On regarde sa profondeur, son étendue… et c’est sur cette base qu’on décide du traitement ».

Dans de nombreux cas, une seconde intervention est nécessaire. « On réalise souvent une reprise chirurgicale pour s’assurer que toute la zone à risque est bien retirée ». Lorsque le mélanome est détecté précocement, cette prise en charge peut suffire. « Dans ces situations-là, le traitement, c’est surtout un suivi régulier chez le dermatologue », précise-t-elle.

L’immunothérapie : une avancée majeure

Mais lorsque la maladie est plus avancée, les options thérapeutiques ont profondément évolué. « Avant, on avait surtout recours à la chimiothérapie », rappelle la dermatologue. « Aujourd’hui, on utilise énormément les immunothérapies ». Ces traitements marquent un tournant dans la prise en charge du mélanome. « Ils sont efficaces dans la majorité des cas et permettent une nette progression des chances de survie ». La prise en charge devient alors multidisciplinaire. « On travaille avec les oncologues, les chirurgiens… C’est une décision qui se prend en équipe, en fonction du patient et du stade de la maladie ».

Une recherche encore au début

Ces avancées reposent sur des années de recherche, notamment soutenues par des initiatives comme le Télévie. « On n’en est probablement qu’au début de ce qu’on pourra proposer dans les prochaines années », estime Bernadette. « Les traitements évoluent constamment, et c’est une très bonne nouvelle ».

Mais la spécialiste rappelle une réalité souvent méconnue. « Une nouvelle molécule, ce n’est jamais quelque chose qui tombe du ciel. C’est le fruit de recherches qui prennent parfois des décennies ». Si les traitements progressent, la clé reste la détection précoce. « Aujourd’hui, les patients consultent beaucoup plus tôt qu’avant, et ça change tout », souligne la dermatologue. Elle encourage également chacun à surveiller sa peau. « Le self check est essentiel. Il faut s’examiner régulièrement et être attentif à toute lésion qui apparaît ou qui change ». Et en cas de doute, il ne faut pas hésiter. « Vous ne pouvez pas savoir vous-même si une lésion est grave ou non, mais c’est notre rôle. Il vaut mieux consulter pour rien que trop tard ».

Auteur: rtl
Publié le: Jeudi 09 Avril 2026

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