Gaz butane : près de 1 800 bouteilles saisies et sept personnes interpellées lors d’une vaste opération à Akoupé et Abengourou
La Direction générale des hydrocarbures (DGH) a mené une opération d’envergure contre le transvasement illégal de gaz butane dans les localités d’Akoupé et d’Abengourou, dans la nuit du samedi 7 au dimanche 8 mars 2026. Cette intervention a permis la saisie de 1 795 bouteilles de gaz butane et le démantèlement de plusieurs machines utilisées dans des activités clandestines.
Selon les autorités, sept personnes ont été interpellées au cours de cette opération et devront répondre de leurs actes devant la justice ivoirienne. Les différents sites identifiés comme servant au transvasement frauduleux du gaz ont également été fermés systématiquement.
Conduite en collaboration avec l’Unité de lutte contre la criminalité transnationale (UTC), l’opération s’est déroulée sous la supervision du directeur du suivi et de la réglementation des hydrocarbures, N’Zué Kouakou Médard. Elle visait principalement à démanteler les réseaux clandestins spécialisés dans le transvasement illégal de gaz butane, une pratique jugée à la fois dangereuse et strictement interdite.
Cette intervention à Akoupé et Abengourou s’inscrit dans une série d’actions similaires menées récemment à travers le pays, révélant l’ampleur du phénomène. Au cours des dernières semaines, les autorités ont notamment saisi 1 036 bouteilles de gaz B6 et démantelé 13 machines à Gagnoa, 3 045 bouteilles et une dizaine de machines à Aboisso et Samo, environ 2 500 bouteilles de gaz B6 et B12 et 24 machines à Yamoussoukro, ainsi que plus de 4 500 bouteilles et une vingtaine de machines à Daloa.
L’intensification de ces opérations, conformément aux instructions du ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, traduit la volonté des autorités ivoiriennes de mettre un terme à ces réseaux clandestins qui exposent les populations à de graves dangers.
En effet, le transvasement illégal du gaz butane, souvent pratiqué dans des conditions précaires et sans dispositifs de sécurité adaptés, présente des risques majeurs d’explosion, d’incendie et d’intoxication. Dans certains cas, ce gaz est même détourné pour servir de carburant à des taxis communaux, transformant ainsi des habitations et des quartiers entiers en véritables bombes à retardement.
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