L’ex-président américain ne pourra revenir que quand les « risques pour la sécurité du public auront disparu », a précisé la plateforme, qui l’avait exclu temporairement le 7 janvier dernier pour avoir encouragé ses partisans lors de l’attaque du Capitole à Washington. Une décision sans précédent qui témoigne de l’immense pouvoir politique des plate-formes dominantes.
La société a déclaré qu’une fois les deux ans écoulés, elle « se tournera vers des experts pour évaluer si le risque pour la sécurité publique a diminué. Nous évaluerons les facteurs externes, y compris les cas de violence, les restrictions aux rassemblements pacifiques et d’autres marqueurs de troubles civils. Si nous déterminons qu’il existe toujours un risque grave pour la sécurité publique, nous prolongerons la restriction pour une période définie et continuerons de réévaluer jusqu’à ce que ce risque disparaisse », prévient-elle.
Facebook avait banni de sa plateforme l’ancien président américain le 7 janvier, au lendemain de l’invasion du Capitole à Washington, par une foule de ses partisans, lors de la certification de la victoire de Joe Biden à l’élection de novembre 2020. Le groupe californien estimait que le milliardaire républicain a enfreint ses règles sur l’incitation à la violence, notamment dans une vidéo où il exprimait son soutien aux émeutiers.
Une décision validée par le conseil de surveillance, « organe suprême » indépendant de Facebook qui peut retoquer les décisions de modération du réseau social. Concrètement, tout un chacun peut saisir le conseil de surveillance de Facebook, à la manière dont on saisit la justice. Pour l’heure, seulement dix décisions du conseil de surveillance de Facebook ont été prises (sur plus de 300 000 demandes), plusieurs obligeant l’entreprise américaine à republier du contenu supprimé.
En janvier dernier, c’est Twitter qui avait d’abord sanctionné l’ancien président et suspendu définitivement son compte en mettant en avant le « risque de nouvelles incitations à la violence » après les événements au Capitole.
Pour contrer son éviction de Twitter et Facebook, l’ancien président américain a créé un blog sur son site Internet mardi, où il héberge ses messages publiés sur Gab, un réseau ouvertement conservateur et conspirationniste.
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