En Turquie, 162 personnes interpellées et 1 000 comptes sur les réseaux sociaux bloqués après les fusillades dans des écoles
L’attaque qui a provoqué mercredi la mort de huit élèves et d’une enseignante était la seconde en une semaine dans le pays. Selon la police turque, les commentaires commis en ligne après les fusillades affectent « négativement l’ordre public ».
162 personnes ont été arrêtées et plus de 1 000 comptes de réseaux sociaux ont été bloqués en Turquie après les deux fusillades scolaires qui ont eu lieu dans le sud et le sud-est du pays, a annoncé jeudi 16 avril le ministre de la justice turc, Akin Gurlek.
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« De nombreux comptes ont été identifiés comme ayant (...) diffusé des contenus susceptibles de semer la peur, l’anxiété et la panique au sein de la population, propagé publiquement des informations trompeuses et fait l’apologie du crime et des criminels », a affirmé le ministre sur X.
Plus tôt dans la journée, la police turque a déclaré avoir émis des mandats d’arrêt visant des dizaines de personnes accusées de trouble à l’ordre public pour s’être livrées à l’apologie en ligne des fusillades. « Des mandats d’arrêt ont été émis contre 83 personnes qui se sont livrées à des posts et à des activités faisant l’apologie de crimes et de criminels affectant négativement l’ordre public, et des poursuites ont été déclenchées contre elles », a affirmé la police dans un communiqué.
L’attaque de mercredi, qui a provoqué la mort de huit élèves et d’une enseignante, était la seconde en une semaine dans le pays. Mardi, un premier adolescent, né en 2007 et armé d’un fusil à pompe, avait déjà fait 16 blessés dans un lycée technique de la province turque de Sanliurfa, parmi lesquels dix élèves et quatre enseignants.
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Plus de 3 500 enseignants turcs ont manifesté jeudi à Ankara à l’appel de plusieurs syndicats pour demander la démission du ministre de l’éducation, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP). « Des taches de sang sur mon métier » ou « Où étiez-vous quand nos enfants étaient en train de mourir ? », ont scandé les protestataires, mobilisés après les deux fusillades.
La direction générale de la police turque a par ailleurs fait savoir que l’auteur de la tuerie scolaire de Kahramanmaras, un adolescent de 14 ans, « utilisait sur son profil WhatsApp une image faisant référence à Elliot Rodger, qui avait perpétré un attentat aux Etats-Unis en 2014 ». Le père du tireur, identifié comme un ancien inspecteur de police, a été interpellé mercredi et placé en détention provisoire, a-t-elle précisé. Le parquet de Kahramanmaras a quant à lui affirmé jeudi que l’adolescent avait prémédité l’attaque d’« ampleur », d’après un « document du 11 avril » retrouvé dans son ordinateur.
La référence à Elliot Rodger renvoie à l’auteur de la tuerie d’Isla Vista, en 2014 en Californie. Cet homme avait fait six morts sur le campus d’une université de Santa Barbara, avant de se suicider. Il avait expliqué dans une vidéo diffusée avant son crime que cette attaque était un « châtiment » pour les femmes qui l’avaient rejeté. Les huit élèves victimes de l’attaque de mercredi, cinq garçons et trois filles, avaient entre 10 et 11 ans et l’enseignante était âgée de 55 ans, selon une liste d’avis de décès de la municipalité de Kahramanmaras, consultée par l’Agence France-Presse (AFP).
Les établissements scolaires de la province de Kahramanmaras resteront fermés jeudi et vendredi, a fait savoir le ministre de l’intérieur. L’auteur de la tuerie est mort, avait affirmé mercredi le gouverneur de la province de Kahramanmaras, Mükerrem Ünlüer, sans être en mesure de préciser « s’il s’agit d’un suicide ou si cela s’est produit dans le chaos ».
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