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Plus de 7 000 victimes de traite ou d’exploitation d’êtres humains en France en 2024

Auteur: Le monde

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Plus de 7 000 victimes de traite ou d’exploitation d’êtres humains en France en 2024

Au total, 4 823 victimes, dont 89 % étaient des femmes, ont pu être prises en charge par les 44 associations qui ont répondu à l’enquête annuelle publiée jeudi.

En France, 7 285 personnes étaient victimes d’exploitation ou de traite d’êtres humains en 2024, selon une enquête annuelle publiée jeudi 16 octobre, établie d’après le repérage d’associations qui ont pu en prendre en charge les deux tiers, en grande majorité des femmes victimes d’exploitation sexuelle.

Ainsi 4 823 victimes, dont 89 % étaient des femmes, ont pu être prises en charge par les 44 associations qui ont répondu à l’enquête, menée par la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (Miprof).

Parmi les personnes accompagnées l’an dernier, 86 % étaient victimes d’exploitation sexuelle, les autres étaient exploitées pour le travail, notamment domestique (11 %), à des fins d’activité criminelle (2 %) ou de mendicité forcée (1 %).

Plus d’une victime majeure accompagnée (52 %) était mineure au début de l’exploitation. Près d’un tiers (31 %) des victimes ont été exploitées par un membre de leur famille, dont 44 % par leur conjoint.

Des victimes exploitées dans le cadre d’un réseau

Les trois quarts des victimes accompagnées ont été « exploitées dans le cadre d’un réseau », quelle que soit sa taille, qui a organisé leur « transfert vers la France » le plus souvent (72 %), et elles étaient hébergées par leur exploiteur (66 %), voire chez lui (27 %).

Plus de huit victimes d’exploitation sexuelle sur dix (83 %) étaient en situation d’addiction à des médicaments ou des drogues fournis par ceux qui les exploitaient « afin de les rendre dépendantes et de les désinhiber ».

Si près des deux tiers (64 %) ont pu être orientées vers une prise en charge médicale adaptée, « les conséquences durables sur la santé de ces polyconsommations et polyaddictions » sur ces personnes « sont une source d’inquiétude majeure pour les associations et les professionnels de santé », dit le rapport.

En outre, l’orientation des victimes « vers une solution d’hébergement adaptée reste l’un des enjeux majeurs pour les associations accompagnantes », qui ont pu en proposer aux deux tiers d’entre elles.

Auteur: Le monde
Publié le: Vendredi 17 Octobre 2025

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