Tensions à Munich : Pékin brandit la menace d'un conflit face aux « provocations » occidentales
Le spectre d'une confrontation militaire entre les deux premières puissances mondiales a plané sur la Conférence de Munich sur la sécurité. Ce samedi 14 février 2026, le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, a adressé une mise en garde sans équivoque aux États-Unis et au Japon concernant le dossier brûlant de Taïwan.
Pour Pékin, la question taïwanaise n'est pas négociable. Wang Yi a été très clair : toute stratégie américaine visant à favoriser l'indépendance de l'île ou à « comploter » pour la séparer du continent franchirait une ligne rouge absolue.
Rappel historique : La Chine considère Taïwan comme une province rebelle depuis 1949. Si les États-Unis reconnaissent officiellement Pékin, ils demeurent le principal soutien militaire de Taipei, une situation qui alimente une irritation constante du côté chinois.
Le ton est monté d'un cran supplémentaire lorsque le ministre chinois a évoqué le Japon. Pékin n'a toujours pas digéré les déclarations de la Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, suggérant une possible intervention militaire nippone en cas de conflit dans le détroit de Taïwan.
Wang Yi a utilisé une rhétorique historique cinglante pour fustiger Tokyo :
Le ressentiment chinois envers le Japon est profondément ancré dans l'histoire, l'archipel ayant colonisé Taïwan de 1895 à 1945. Aujourd'hui, alors que les alliances se renforcent entre Washington, Tokyo et Taipei, Pékin perçoit chaque mouvement comme une atteinte directe à son intégrité territoriale.
L'intervention de Wang Yi souligne une réalité brutale : dans cette région du monde, le dialogue diplomatique semble de plus en plus céder la place à une logique de rapport de force.
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