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Ukraine, Groenland, Iran... Ce qu'il faut retenir des annonces de Donald Trump à l'issue du sommet de l'OTAN à Ankara

Auteur: tv5monde

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Ukraine, Groenland, Iran... Ce qu'il faut retenir des annonces de Donald Trump à l'issue du sommet de l'OTAN à Ankara

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Donald Trump a dénoncé, ce mercredi 8 juillet, le comportement des Alliés au sujet de la guerre en Iran et sur le dossier du Groenland. Le président américain a rencontré son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky et évoqué la possibilité de faire fabriquer des missiles Patriot en Ukraine, sous licence américaine.

En début de journée, le président américain a passé en revue ses nombreux griefs, assis aux côtés du chef de l'Alliance Mark Rutte qui s'était efforcé, quelques heures plus tôt, de rassurer des alliés inquiets sur l'engagement américain au sein de l'organisation.

"Je ne suis pas content de l'Otan à cause de ce qu'ils ont fait avec le Groenland, et je ne suis pas content de l'Otan parce qu'ils n'ont pas voulu nous aider face au principal État qui soutient le terrorisme, à savoir l'Iran", a-t-il lancé.

Nouvelle sortie trumpienne sur le Groenland

Le chef de la Maison Blanche a exprimé sa frustration de ne pas avoir pu s'emparer du Groenland, ce qui constitue un "gros problème" à ses yeux. "Le Groenland est très important pour les États-Unis, mais n'est pas important pour le Danemark", a-t-il ajouté au sujet du territoire autonome danois.

L'Alliance atlantique a traversé de graves turbulences en début d'année, quand Donald Trump a menacé de s'emparer, éventuellement par la force, du Groenland, jugé indispensable à la sécurité des États-Unis. Il avait finalement fait marche arrière après plusieurs semaines de rhétorique extrêmement agressive.

Donald Trump a aussi vivement fustigé l'Espagne, qualifiée de "cause perdue", avec laquelle les États-Unis vont selon lui "cesser tout échange commercial", accusant à nouveau Madrid de ne pas pas participer aux dépenses de défense de l'Otan. Mais ce soir, le Premier ministre espagnol Sanchez affirme que les relations entre l'Espagne et les États-Unis sont "très positives", assurant avoir eu un échange informel "courtois" avec le président américain.

Les Alliés s'étaient mis d'accord pour éviter d'aborder des sujets qui fâchent, comme la Coupe du Monde, pour ne pas irriter d'avantage le président américain. Le Premier ministre belge, Bart de Wever, a balayé toute référence à la victoire des Diables Rouges contre l'équipe américaine.

 "Nous n'avons pas parlé football, croyez-le ou pas. Nous avons des sujets plus importants à aborder et le football est considéré comme étant le plus important des sujets non-importants." Il a répété que les États-Unis étaient l'allié le plus important de l'OTAN.

Interrogé sur les critiques trumpiennes à répétition contre l'Alliance, Mark Rutte a, comme à son habitude, écarté en ce dernier jour du sommet l'idée que cela mettait en danger cette dernière.

Trouver un consensus au sein de l'OTAN

"Il y a un engagement complet" des États-Unis au sein de l'Otan, a-t-il martelé, louant le rôle joué par Donald Trump depuis son retour au pouvoir "Soyons honnêtes: le fait que le président Trump encourage les Canadiens et les Européens (à dépenser plus) a vraiment aidé", a-t-il avancé. "C'est une grande victoire pour le président américain", a-t-il ajouté, dans une formule qui devrait être douce aux oreilles du locataire de la Maison Blanche.

Chiffres et graphiques à l'appui, le secrétaire général de l'Otan se démultiplie pour démontrer au président américain que les engagements des pays membres sont suivis d'actes. Et que ses appels à un meilleur partage du fardeau ne restent pas vains.

Le consensus est là: l'Alliance doit devenir beaucoup plus européenne et un peu moins américaine. Mais le chantier est immense et complexe. Et les coups de pression de Washington créent un climat difficile. Selon des informations rapportées par Reuters, Donald Trump a déclaré à ses alliés qu'il souhaitait maintenir les États-Unis au sein de l'alliance et qu'il était prêt à continuer de vendre des armes, "quelle que soit la manière dont elles seraient utilisées".

Donald Trump a rencontré le président ukrainien en tête à tête, quelques jours après une "très bonne conversation" avec le président russe Vladimir Poutine. Devant la presse, le président américain a repété qu'arrêter l'invasion russe de l'Ukraine "n'est pas la chose la plus facile" car Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky sont des "personnalités difficiles", tout en déclarant "que nous avons fait beaucoup de progrès ces dernières semaines et que nous verrons comment tout ça va se terminer."

Donald Trump a comparé les deux présidents à des enfants se battant dans un jardin public, en disant: "Parfois, il faut les laisser faire". Mais il a aussi félicité le président ukrainien pour "son travail fantastique" et si "efficace". Il a ensuite ajouté: "Et vous savez, la Russie est un très grand, mais très grand pays, une grande puissance."

Octroyer la licence pour produire des missiles Patriot

Donald Trump a ensuite fait une allusion à la possibilité pour les États-Unis d'autoriser l'Ukraine à produire des missiles Patriot sous licence américaine. "C'est une arme défensive" et il aime ça a-t-il dit. "Un petit oiseau m'a dit que nous leur donnerons le droit de faire des Patriot. Nous leur montrerons comment le faire." Et il a jouté qu'il serait interessé à acheter des drones à l'Ukraine.

Donald Trump a déclaré qu'il allait parler avec Vladimir Poutine, qu'il sait - car il lui parle souvent - que le président russe a envie "d'arrêter la guerre bientôt, le plus tôt possible". Et Volodomyr Zelensky est intervenu pour dire qu'il ne connait pas les conditions demandées par Vladimir Poutine pour un accord de paix, mais qu'elles étaient en train de "changer" au fur et à mesure que l'armée ukrainienne devenait plus forte.

"La Russie nous respecte beaucoup et nous allons travailler sur une sorte d'accord de sécurité. Si nous faisons le bon accord, nous aiderons aussi l'Europe ... et travaillerons sur une sorte de 'security package'", a dit le président américain. 

La question de l'Iran et la fin du cessez-le-feu

Mais en l'absence d'indications tangibles en ce sens, les Européens veulent pour l'heure réaffirmer leur engagement derrière Kiev. Ils vont s'engager, avec le Canada, à fournir 70 milliards d'euros d'aide militaire à l'Ukraine en 2026 comme en 2027, dont 30 milliards pour chacune de ces deux années, déjà prêtés à Kiev par l'Union européenne.

Donald Trump a aussi abordé la question de l'Iran, en affirmant que les États-Unis pourraient "abattre de nouveaux navires" cette nuit. Il a aussi dit qu'ils pourraient fermer l'electricité, l'accès à l'eau mais qu'il n'avait pas l'intention de le faire. 

Donald Trump a exprimé sa frustration vis-à-vis du comportement de l'Iran et mis en garde sur le fait que les États-Unis pourraient "prendre l'île de Kharg" et que l'attaque de cette nuit "pourrait être une attaque majeure". Il a ajouté qu'il pourrait "réinstaurer le blocus", mais seulement pour l'Iran.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Donald Trump a critiqué l'OTAN pour son inaction face à l'Iran et pour le dossier du Groenland, qu'il juge "très important" pour les États-Unis. - Il a rencontré Volodymyr Zelensky et évoqué la possibilité de fabriquer des missiles Patriot en Ukraine sous licence américaine. - Trump a comparé les présidents russe et ukrainien à des enfants se battant, tout en félicitant Zelensky pour son "travail fantastique".
Auteur: tv5monde
Publié le: Mercredi 08 Juillet 2026

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