Afrique du Sud : L’armée face aux gangs, un remède qui divise
Le gouvernement sud-africain passe à l’offensive. Le ministre de la Police par intérim a confirmé le déploiement imminent des forces armées (SANDF) pour tenter de juguler l'explosion de la violence criminelle. Si l'urgence est réelle, l'efficacité de cette stratégie militaire en zone civile fait largement débat.
Prévue d'ici la fin février, cette intervention militaire vise à prêter main-forte à une police totalement dépassée. Les opérations se concentreront sur trois zones rouges :
Avec une moyenne effrayante de 60 homicides par jour, l'État sud-africain tente un coup de force pour reprendre le contrôle de quartiers transformés en champs de bataille pour la drogue ou l'or.
Malgré l'annonce, la classe politique et les experts tirent la sonnette d'alarme. L'armée est-elle vraiment l'outil adapté ?
« Les soldats ne sont pas des policiers. Ce déploiement doit rester temporaire ; l'essentiel est de rebâtir une police compétente. » — Mmusi Maimane, dirigeant du parti BOSA.
Les critiques s'articulent autour de trois axes principaux :
L'histoire semble se répéter. En 2019, des troupes avaient déjà été envoyées dans les quartiers sensibles du Cap. Résultat ? Un répit de courte durée, mais aucun impact durable sur les structures du crime organisé. Pour les chercheurs comme John Stupart, sans une réforme profonde des forces de police, l'intervention militaire ne reste qu'un « pansement » sur une plaie ouverte.
Commentaires (0)
Participer à la Discussion
Règles de la communauté :
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.