Afrique : Face aux menaces « invisibles », la FAO mise sur la surveillance et la formation
Les maladies animales transfrontalières (TAD) et les ravageurs végétaux ne connaissent pas de frontières. En Afrique et dans le monde, ces menaces pèsent lourdement sur la sécurité alimentaire et l'économie. Pour la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture), la réponse ne réside pas seulement dans l'intervention d'urgence, mais dans une préparation coordonnée et une montée en compétences massive des acteurs de terrain.
Selon Madhur Dhingra (Santé animale) et Fazil Dusunceli (Production végétale), les crises ne sont plus isolées mais convergentes.
Le constat des experts : L'explosion du commerce mondial et le changement climatique accélèrent la propagation de ces fléaux, rendant les systèmes de biosécurité actuels insuffisants.
La FAO déploie un arsenal technique pour aider les pays à reprendre le contrôle :
L’un des défis majeurs reste l’accès à l’expertise dans les zones reculées. Pour Madhur Dhingra, la solution passe par les Centres d’apprentissage virtuels (VLC) de la FAO.
La FAO prépare une étape majeure avec le lancement, en juin 2026, du Programme mondial de partenariat sur les maladies animales transfrontalières (GPP-TAD).
Cette initiative vise à transformer durablement les systèmes d'élevage. En parallèle, l'intégration de la santé végétale dans le concept « One Health » sera renforcée pour garantir que la protection des cultures contribue directement à la santé humaine et environnementale.
L'enjeu est clair : sans une main-d'œuvre qualifiée et des technologies de surveillance de pointe (télédétection, outils numériques), les « menaces invisibles » continueront de fragiliser le futur alimentaire de l'Afrique.
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