Massacre de Shakahola : Les aveux glaçants du chef de la sécurité
L'affaire du « massacre de Shakahola », qui a traumatisé le Kenya en 2023, franchit une étape décisive. Enos Amanya, ancien bras droit du pasteur autoproclamé Paul Mackenzie, a choisi de plaider coupable de meurtre devant la cour de Mombasa. Sa déposition, rendue publique ce mardi 20 janvier, lève le voile sur l'organisation méthodique de cette tragédie.
Ancien entrepreneur à Nairobi, Enos Amanya avait tout abandonné en 2020 pour suivre Paul Mackenzie dans la forêt de Shakahola. Promu chef de la sécurité, il supervisait la surveillance du site. Son rôle a basculé dans l'horreur en 2022 lorsqu'il a dû garder les « canopées » : de véritables prisons de broussailles où femmes et enfants étaient condamnés à l'inanition.
« Mackenzie disait que pour entrer au Paradis, il faudrait des coups. C’est là que les "videurs" ont commencé à attacher les fidèles aux arbres. » — Enos Amanya
Le témoignage d'Amanya révèle l'existence d'une terminologie macabre utilisée par les membres de la secte pour masquer leurs activités :
Alors que les autorités ont officiellement exhumé plus de 450 corps, Enos Amanya avance un chiffre bien plus terrifiant. Il affirme avoir participé, jour et nuit, à l'inhumation d'au moins 700 personnes, incluant tragiquement six de ses propres enfants.
Le bureau du procureur a conclu ses auditions avec ce témoignage clé. En six mois de procès, le dossier s'est considérablement étoffé :
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