Mauritanie : Tensions après la dénonciation d'un nouveau cas d'esclavage
Le mouvement abolitionniste IRA (Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste) dénonce une vague de répression en Mauritanie. Cette escalade fait suite à la révélation, début février, d'une affaire d'esclavage impliquant une enfant de 11 ans.
L'alerte a été donnée le 4 février concernant Nouha Mohamed, une jeune fille de la communauté Haratine. Selon le président de l'IRA et député Biram Dah Abeid, l'enfant aurait été "offerte" en cadeau de mariage à un couple d'enseignants dans la capitale.
Malgré l'ouverture d'une enquête, le couple suspect a été remis en liberté. En revanche, la réponse sécuritaire s'est abattue sur les militants :
Bien que la Mauritanie ait été le dernier pays au monde à abolir officiellement l'esclavage en 1981, le fossé entre la loi et la réalité reste profond :
Repères juridiques : Depuis 2015, l'esclavage est reconnu comme un crime contre l'humanité en Mauritanie, passible de 20 ans de prison.
Pourtant, les organisations internationales estiment que des milliers de personnes, majoritairement issues de la communauté Haratine, subissent encore ce joug. Le gouvernement et l'IRA s'accusent mutuellement d'instrumentaliser cette question sensible à des fins politiques.
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