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Ouganda : Le chef de l’armée revendique l’élimination de 30 opposants après l'élection

Auteur: Ivoirematin

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Ouganda : Le chef de l’armée revendique l’élimination de 30 opposants après l'élection

Le climat post-électoral en Ouganda bascule dans la violence verbale et physique. Muhoozi Kainerugaba, chef de l’armée et fils du président Yoweri Museveni, a ouvertement revendiqué vendredi la mort de 30 partisans de Bobi Wine, principal rival de son père lors du scrutin du 15 janvier.

Une répression assumée sur les réseaux sociaux

Dans une série de publications provocatrices sur la plateforme X, le général Kainerugaba, 51 ans, n'a pas mâché ses mots. Qualifiant les membres de la Plateforme de l’unité nationale (NUP) de « terroristes », il a affirmé :

  1. Bilan humain : 30 partisans de l'opposition tués.
  2. Arrestations massives : Plus de 2 000 « voyous » interpellés.
  3. Menaces directes : Le fils du président, pressenti pour lui succéder, a réitéré sa volonté de traquer Bobi Wine, accompagnant ses propos de remarques sexistes.

Bobi Wine dénonce un « vol éhonté »

De son côté, Bobi Wine reste retranché. Après avoir dénoncé une fraude massive et une perquisition illégale à son domicile par les forces de sécurité, le leader de l’opposition conteste les résultats officiels. Selon la Commission électorale, Yoweri Museveni (81 ans) aurait obtenu un septième mandat avec 72 % des suffrages, contre 25 % pour son rival.

Violences et versions contradictoires

La tension est particulièrement vive dans le centre du pays, notamment à Butambala :

  1. Côté opposition : Le député Muwanga Kivumbi rapporte que dix de ses agents de campagne ont été abattus lors d'un assaut à son domicile.
  2. Côté autorités : La police soutient que ces individus ont été tués alors qu'ils tentaient d'incendier un commissariat et un centre de dépouillement.

Un processus électoral sous le feu des critiques

L'organisation du scrutin a été fermement condamnée par les observateurs internationaux et les ONG. Ils pointent du doigt :

  1. La coupure totale de l'accès à internet durant le vote.
  2. Une répression brutale et systématique des voix dissidentes.
  3. Des arrestations arbitraires, l'avocat Erias Lukwago affirmant que de nombreux détenus sont poursuivis pour des motifs dont ils n'ont même pas connaissance.
Auteur: Ivoirematin
Publié le: Samedi 24 Janvier 2026

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