RDC: le débat sur la réforme constitutionnelle pose la question du respect des règles existantes
En République démocratique du Congo, alors que l’échéance électorale de 2028 se profile, le débat sur une révision constitutionnelle sature l'espace politique. Pourtant, selon une étude récente de l’Institut Ebuteli, le véritable problème ne résiderait pas dans la Loi fondamentale elle-même, mais dans son application défaillante.
Dans sa note intitulée « Vingt ans de constitution en RDC : comment la pratique du pouvoir a fragilisé l’équilibre institutionnel », l'institut de recherche souligne que les institutions sont affaiblies par l'exercice du pouvoir plus que par les textes.
Les points de rupture identifiés :
La recommandation clé : Appliquer rigoureusement les règles actuelles avant de prétendre les réformer.
Face aux velléités de réforme portées par le camp de Félix Tshisekedi, l'opposition durcit le ton. Lors d'une conférence de presse tenue le 21 mars à Kinshasa, Delly Sesanga, président du parti Envol, a dénoncé une manœuvre destinée à offrir un troisième mandat au chef de l'État.
Delly Sesanga rappelle qu'il reste précisément 946 jours avant la convocation du prochain scrutin. Refusant toute idée de "glissement" du calendrier électoral, il appelle le peuple congolais à la vigilance pour défendre l'ordre constitutionnel actuel et exige un dialogue pour mettre fin au conflit dans l'Est.
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