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RDC: le débat sur la réforme constitutionnelle pose la question du respect des règles existantes

Auteur: ivoirematin

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RDC: le débat sur la réforme constitutionnelle pose la question du respect des règles existantes

En République démocratique du Congo, alors que l’échéance électorale de 2028 se profile, le débat sur une révision constitutionnelle sature l'espace politique. Pourtant, selon une étude récente de l’Institut Ebuteli, le véritable problème ne résiderait pas dans la Loi fondamentale elle-même, mais dans son application défaillante.

Le diagnostic d'Ebuteli : Un déséquilibre institutionnel

Dans sa note intitulée « Vingt ans de constitution en RDC : comment la pratique du pouvoir a fragilisé l’équilibre institutionnel », l'institut de recherche souligne que les institutions sont affaiblies par l'exercice du pouvoir plus que par les textes.

Les points de rupture identifiés :

  1. Un contrôle parlementaire fictif : Entre mars 2021 et décembre 2025, sur 458 mécanismes de contrôle déposés au Parlement, seuls 22 ont été examinés.
  2. La "présidentialisation" de fait : La confusion entre majorité parlementaire et présidentielle transforme l'Assemblée en simple chambre d'enregistrement, effaçant le rôle de contre-pouvoir.
  3. Une justice et une décentralisation en berne : L'indépendance des juges reste précaire et le transfert de compétences vers les provinces demeure théorique.
La recommandation clé : Appliquer rigoureusement les règles actuelles avant de prétendre les réformer.

La riposte de Delly Sesanga : « Non au pouvoir à vie »

Face aux velléités de réforme portées par le camp de Félix Tshisekedi, l'opposition durcit le ton. Lors d'une conférence de presse tenue le 21 mars à Kinshasa, Delly Sesanga, président du parti Envol, a dénoncé une manœuvre destinée à offrir un troisième mandat au chef de l'État.

Les accusations de l'opposition

  1. Le "compteur à zéro" : Pour Sesanga, modifier la Constitution vise uniquement à permettre à Félix Tshisekedi de briguer un nouveau mandat en 2028, ouvrant la voie à une présidence à vie.
  2. L'instrumentalisation de la guerre : L'opposant accuse le pouvoir d'utiliser l'insécurité à l'Est comme un "business" et un prétexte pour suspendre les exigences démocratiques.
  3. Un bilan financier lourd : Il souligne que plus de 13 milliards de dollars ont été engloutis dans l'effort de guerre entre 2019 et 2025, sans victoire militaire concrète.

L'appel à la vigilance

Delly Sesanga rappelle qu'il reste précisément 946 jours avant la convocation du prochain scrutin. Refusant toute idée de "glissement" du calendrier électoral, il appelle le peuple congolais à la vigilance pour défendre l'ordre constitutionnel actuel et exige un dialogue pour mettre fin au conflit dans l'Est.

Auteur: ivoirematin
Publié le: Dimanche 22 Mars 2026

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