Depuis un mois, le climat politique en République démocratique du Congo est marqué par une série d’interpellations ciblant les figures de proue du PPRD, le parti de l’ancien président Joseph Kabila. Voici le point sur la situation des personnalités concernées.
Aubin Minaku : Détenu au Conseil national de cyberdéfense
Après six jours d'incertitude, des nouvelles ont filtré concernant Aubin Minaku, ancien président de l’Assemblée nationale.
- Lieu de détention : Il serait retenu dans une villa sous le contrôle du Conseil national de cyberdéfense (CNC), un service rattaché à la présidence.
- Accès limité : Si son épouse a pu lui rendre visite le mardi 20 janvier, ses avocats se voient toujours refuser l'accès.
- Motifs flous : Les raisons officielles de son interpellation ne lui ont pas encore été communiquées, bien que certains cadres du PPRD soupçonnent un lien avec les mobilisations du 16 janvier (commémoration de l'assassinat de L.D. Kabila).
Le cas critique d’Emmanuel Ramazani Shadary
La situation semble plus opaque pour l'ancien candidat à la présidentielle, détenu depuis plus d'un mois par le même service (CNC).
- Isolement total : Contrairement à Aubin Minaku, Emmanuel Ramazani Shadary est privé de tout contact avec sa famille et ses conseils.
- Incertitude : Son épouse, sans réponse à ses courriers officiels, continue de déposer quotidiennement de la nourriture au siège du CNC sans garantie qu'elle lui soit transmise.
Autres cadres sous les verrous et départ en exil
Le coup de filet ne s'arrête pas aux têtes d'affiche et touche également la base opérationnelle du parti :
- Dunia Kilanga Nyembo Christian : Secrétaire national et mobilisateur du PPRD, arrêté en décembre.
- Parole Kamizelo : Communicateur du parti, également aux arrêts depuis le mois dernier.
- Seth Kikuni : Membre du mouvement « Sauvons la RDC » (proche de l'alliance de Nairobi), il a quant à lui choisi le chemin de l'exil, craignant pour sa sécurité immédiate sur le territoire national.
Note : Cette succession d'arrestations au sein d'un même camp politique suscite de vives inquiétudes chez les proches des détenus, qui dénoncent des procédures opaques et un manque d'accès au droit de défense.
Auteur: Ivoirematin
Publié le: Vendredi 23 Janvier 2026
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