Tchad : Vague d'intimidations contre les journalistes dans le Mayo-Kebbi
Le climat de liberté de la presse se détériore davantage au Tchad. Ce lundi 12 janvier 2026, Dimanche Isaak Kassaltna, ancien représentant de la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA) à Pala, a été enlevé dans son bureau par des agents de la Direction Générale des Renseignements et d’Investigation (DGRI).
Actuellement détenu au CSP3, M. Kassaltna est privé de tout contact avec ses proches. Cet enlèvement semble directement lié à son militantisme numérique : il avait récemment critiqué sur les réseaux sociaux la dissolution de l'association Kodomma International.
Sa proximité avec Allari Koné (ou Allah-Ridy Koné), leader influent du Mayo-Kebbi Est et opposant à la Primature, semble être au cœur de ses ennuis. Cette relation lui avait déjà coûté son poste à la HAMA l'année dernière.
Parallèlement à cette arrestation, le journaliste Azoudoum Aweina Jedeon a subi une interpellation brève mais musclée. Les agents de la DGRI ont tenté d'utiliser des subterfuges pour localiser Jedeon, avant de faire pression sur lui pour obtenir la position d'un confrère. Ce dernier est recherché pour avoir dénoncé sur TikTok la démission forcée d'Allari Koné.
« Jedeon a été interpellé à son bureau par des agents [...] Ils sont passés par l’une de ses connaissances à l’aide de subterfuges », précise une source proche du dossier. Malgré les pressions, le journaliste aurait refusé de collaborer.
Ces événements s'inscrivent dans un contexte de répression accrue au Tchad :
Ces agissements de la DGRI, bien que censés protéger la sécurité nationale, soulèvent de graves inquiétudes quant au respect des engagements internationaux du Tchad en matière de droits humains et de liberté d'expression.
Commentaires (0)
Participer à la Discussion
Règles de la communauté :
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter ou TikTok pour l'afficher automatiquement.