Trafic de cornes de rhinocéros en Afrique du Sud : le cerveau du réseau écope d'une amende de 123 000 dollars
Après seize ans de feuilleton judiciaire, la justice sud-africaine a scellé le sort d'un organisateur de safaris, considéré comme la tête pensante d'un vaste réseau international de trafic de cornes de rhinocéros. Un tribunal a condamné l'accusé, jeudi 18 juin, à payer une amende de deux millions de rands (environ 123 000 dollars), suite à un accord conclu avec le procureur. Ce verdict met fin à un procès ouvert en 2010, miné par d'innombrables recours et reports.
L'affaire, qualifiée par les experts de plus grande enquête au monde sur le trafic de cornes de rhinocéros, avait fait l'objet d'un signalement par le ministère américain de la Justice dès 2014. Le coupable y était désigné comme le cerveau d'une organisation qui vendait des séjours illégaux à des chasseurs complices afin d'abattre des rhinocéros sauvages.
L'Afrique du Sud demeure le principal sanctuaire mondial de ces pachydermes, mais aussi la cible prioritaire des braconniers. En Asie, la demande reste forte, alimentée par de fausses croyances attribuant des vertus thérapeutiques à leurs cornes, qui s'échangent à prix d'or sur le marché noir.
Cette conclusion judiciaire intervient alors que la pression sur l'espèce reste alarmante en Afrique :
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