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Trafic d'êtres humains : 20 ans de prison aux Pays-Bas pour un chef de réseau érythréen

Auteur: Ivoirematin

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Trafic d'êtres humains : 20 ans de prison aux Pays-Bas pour un chef de réseau érythréen

Le tribunal de Zwolle a rendu un verdict exemplaire ce mardi 27 janvier : Amanuel Walid (alias Tewelde Goitom), un ressortissant érythréen, a été condamné à la peine maximale de 20 ans de prison. Il a été reconnu coupable d'avoir dirigé une organisation criminelle d'une cruauté rare, spécialisée dans le trafic de migrants entre l'Afrique de l'Est et l'Europe.

Un système de torture institutionnalisé

Pendant des années, notamment entre 2014 et 2018 dans la région libyenne de Bani Walid, l’accusé a supervisé un véritable « business de la souffrance ». Le mode opératoire décrit lors du procès est glaçant :

  1. Extorsion sous la torture : Les migrants étaient frappés ou torturés alors qu’ils étaient au téléphone avec leurs proches restés aux Pays-Bas ou ailleurs, afin de forcer ces derniers à payer une rançon.
  2. Conditions inhumaines : Détenus dans des camps insalubres, les exilés étaient privés de soins, affamés et entassés.
  3. Mises en danger délibérées : Ce n’est qu’après paiement que les victimes étaient jetées sur des bateaux de fortune pour traverser la Méditerranée, voyage dont beaucoup ne sont jamais revenus.

« Sans la moindre humanité »

Le juge René Melaard a fustigé le comportement de l'accusé, soulignant que son seul mobile était l'appât du gain au mépris de la dignité humaine. Si le parquet avait également requis des poursuites pour violences sexuelles et prises d'otages, le tribunal s'est déclaré incompétent sur ces points précis, les faits s'étant déroulés hors du territoire néerlandais.

Une défense rejetée

Pour sa défense, Amanuel Walid a nié les faits, plaidant l'erreur d'identité. Ses avocats ont également tenté de faire annuler le procès au motif qu'il avait déjà été condamné en Éthiopie en 2021 à 18 ans de prison pour des faits similaires. Le tribunal a balayé ces arguments, affirmant avoir la preuve « hors de tout doute raisonnable » de son identité et notant que la sentence éthiopienne n'avait jamais été appliquée.

Le contexte : La ville de Bani Walid, au sud de Tripoli, est tristement célèbre pour ses « ghettos » où les trafiquants agissent en toute impunité. Les témoignages de rescapés la décrivent régulièrement comme « le pire endroit sur terre ».
Auteur: Ivoirematin
Publié le: Jeudi 29 Janvier 2026

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