Tunisie : Fin de détention pour les humanitaires de France Terre d’Asile
Après plus de 20 mois derrière les barreaux, Sherifa Riahi, ancienne directrice de la branche tunisienne de l’ONG France Terre d’Asile, ainsi que ses collègues, ont retrouvé la liberté dans la nuit du 5 au 6 janvier. Le tribunal a rendu son verdict après une audience marathon marquée par la détermination des prévenus et de leurs avocats.
Le procès, qui s'est tenu le lundi 5 janvier, concernait six employés de l'ONG et 17 agents de la municipalité de Sousse. Les accusés risquaient initialement jusqu'à dix ans de prison.
À la barre, Sherifa Riahi a maintenu une ligne de défense ferme. Elle a affirmé avoir agi en totale conformité avec les réglementations nationales et les conventions internationales signées par l'État tunisien.
« Je ne regrette rien, je n'ai fait que mon travail », a-t-elle déclaré devant le juge, réfutant toute intention d'illégalité dans ses actions humanitaires.
Le collectif de défense a, de son côté, pointé du doigt de nombreuses irrégularités procédurales et des dysfonctionnements tout au long de l'instruction.
Ce procès s'inscrit dans un climat de tension croissante pour la société civile en Tunisie. Pour de nombreux observateurs, dont le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES), cette affaire illustre une vague de répression débutée en février 2023.
| Chiffres clés du dossier | Détails |
| Durée de détention | Plus de 20 mois |
| Nombre d'accusés | 6 (ONG) + 17 (Ville de Sousse) |
| Peine encourue | Jusqu'à 10 ans de prison |
| Peine finale | 2 ans avec sursis (pour les détenus) |
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