Les experts chargés de rédiger le projet de nouvelle Constitution ont fini leur mission. Ils vont bientôt déposer le texte sur le bureau du chef de l’État, qui le soumettra au Conseil des ministres avant son passage à l’Assemblée nationale, dernière étape avant que le peuple ne se prononce par référendum.
Même si la coalition au pouvoir, le Rhdp, domine le parlement, l’adoption du texte par les députés n’est pas chose garantie. L’opposition a déjà rejeté le projet. C’est connu. Ce qui l’est moins, c’est la position de tous les parlementaires de la majorité. Si certains d’entre eux soutiennent ouvertement le texte, d’autres le critiquent en coulisses tandis qu’une troisième catégorie le rejette sans prendre de détour.
Kramo Kouassi, député Pdci, est de celle-ci. Il pose un problème d’opportunité : La nécessité d’une nouvelle Constitution découle du blocage du fonctionnement des institutions de la République ou un événement grave qui aboutit à la dissolution de la Constitution. Dans le cas présent, les institutions fonctionnent. Les élections présidentielles se sont tenues et le président a été réélu à partir de cette constitution. (…) Il peut exister des besoins de réajustement, même en profondeur de la Constitution, mais pas sa dissolution. »
Kouadio Konan Bertin, également député Pdci, ne dit pas autre chose. « L’esprit qui, en principe, devrait guider cette réforme devrait être Marcoussis mais on veut nous brandir un autre texte. » Le député Port-Bouet craint que cette nouvelle Constitution produise les mêmes effets que celle de 2000 « qu’on dit avoir été écrite contre quelqu’un ».
Ces deux députés semblent dire ce que beaucoup de leurs collègues de la majorité pensent tout bas.
(Source : L’Inter)
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