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Ebola : à Kinshasa, le chef de l'OMS affirme que l'épidémie peut être stoppée

Auteur: france24

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Ebola : à Kinshasa, le chef de l'OMS affirme que l'épidémie peut être stoppée

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Tedros Adhanom Ghebreyesus, le patron de l'OMS, s'est voulu rassurant à son arrivée jeudi soir à Kinshasa, en République démocratique du Congo, pays durement touché par une épidémie d'Ebola. Le centre d'isolement créé par les États-Unis au Kenya pour accueillir les ressortissants américains à risque de développer Ebola ouvrira vendredi.

• Tedros Adhanom Ghebreyesus à Kinshasa

Le patron de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a assuré, jeudi 28 mai à son arrivée dans la capitale congolaise Kinshasa, que l'épidémie de maladie Ebola qui frappe durement la République démocratique du Congo pouvait être stoppée, les autorités sanitaires peinant toutefois jusqu'ici à freiner la progression du virus.

Tedros Adhanom Ghebreyesus a atterri jeudi soir à Kinshasa. Il doit se rendre vendredi en Ituri, province du Nord-Est congolais et épicentre de l'épidémie, qui a déjà tué 246 personnes sur plus de 1 000 cas suspects enregistrés, selon des bilans officiels encore probablement sous-estimés.

"Même si la situation est complexe, je pense qu'on peut arrêter cette chose", a rassuré Tedros Adhanom Ghebreyesus devant la presse à sa descente de l'avion, ajoutant faire ce déplacement en République démocratique du Congo pour "constater la situation sur place et apporter un soutien".

Plus tôt dans la journée, Tedros Adhanom Ghebreyesus avait déclaré dans une lettre ouverte publiée sur X et adressée aux Congolais : "Vous n'êtes pas seuls." "Je sais que beaucoup d'entre vous sont épuisés", avait-il souligné, "vous portez déjà tellement : le paludisme, la faim, l'insécurité et la lutte quotidienne pour assurer la sécurité de vos familles. Et maintenant Ebola."

• "L'OMS ne recommande pas l'interdiction de voyager"

Alors que l'Ouganda et le Rwanda ont récemment fermé leurs frontières avec la République démocratique du Congo, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a déclaré mercredi que les États-Unis ne laisseraient "pas un seul cas d'Ebola entrer" dans le pays.

De telles mesures compliquent généralement la surveillance sanitaire et poussent les déplacements vers des passages non contrôlés, selon les spécialistes en santé publique.

"L'OMS ne recommande pas l'interdiction de voyager car cela n'aide pas" efficacement à lutter contre la propagation de l'épidémie d'un pays à un autre, a souligné Tedros Adhanom Ghebreyesus jeudi soir.

• Un vaccin d'ici la fin de l'année ?

L'épidémie actuelle est provoquée par le variant Bundibugyo, pour lequel il n'existe ni traitement spécifique, ni vaccin. La plupart des épidémies précédentes étaient dues au virus Zaïre, le seul pour lequel un vaccin est homologué.

"D'ici la fin de l'année 2026, l'Africa CDC s'assurera que nous disposons d'un vaccin et d'un médicament contre Bundibugyo", s'est engagé Jean Kaseya, le chef de l'agence sanitaire de l'Union africaine (UA), lors d'un briefing en ligne jeudi. 

Jeudi, l'OMS a annoncé que ses groupes consultatifs avaient recommandé des essais cliniques pour plusieurs vaccins et traitements potentiellement efficaces contre la souche Bundibugyo.

• Ouverture vendredi au Kenya du centre de quarantaine destiné aux Américains

Le centre d'isolement créé par les États-Unis au Kenya pour accueillir les ressortissants américains à risque de développer Ebola ouvrira vendredi, ont fait savoir jeudi des responsables américains, défendant la décision critiquée de Washington de ne pas rapatrier ces individus.

Ce site, dont la création avait été rapportée mercredi par le Wall Street Journal, doit servir "de centre de quarantaine pour les citoyens américains susceptibles d'avoir été exposés à la souche Bundibugyo du virus Ebola", a indiqué à la presse un responsable américain s'exprimant sous couvert de l'anonymat.

Installé sur la base aérienne de Laikipia, ce site disposera de 50 lits d'isolement et sera géré par des soignants et techniciens américains actuellement en route pour le Kenya, a-t-il ajouté. Le centre sera ensuite doté de personnel supplémentaire ainsi que de "trois unités d'isolement, pouvant chacune accueillir quatre patients", et de "deux unités de confinement biologique, pouvant chacune accueillir deux patients", a-t-il ajouté, sans préciser à quelle date ces infrastructures seraient livrées.

Si les individus accueillis dans ce centre venaient à présenter des symptômes ou à être testés positifs, ils seraient pris en charge dans ces unités "jusqu'à leur transfert" dans des centres spécialisés en Europe.

Auteur: france24
Publié le: Vendredi 29 Mai 2026

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