Calendar icon
Monday 27 April, 2026
Weather icon
á Dakar
Close icon
Se connecter

Gynécologues-obstétriciens en Côte d’Ivoire : Un cri d'alarme sur leurs conditions de travail

Auteur: ivoirematin

image

Gynécologues-obstétriciens en Côte d’Ivoire : Un cri d'alarme sur leurs conditions de travail

Réunis en Assemblée générale ce samedi 25 avril 2026, les membres du Syndicat National des Gynécologues et Obstétriciens de Côte d’Ivoire (SYNAGOCI) ont dressé un bilan sans concession de leur profession. Entre précarité statutaire et pression hospitalière, le malaise est profond.

L'anomalie de la retraite : « Spécialistes hier, généralistes demain »

Le Dr Doh Pierre, fraîchement réélu au poste de secrétaire général pour un second mandat, a pointé du doigt une incohérence administrative majeure. Actuellement, la prime de spécialité perçue durant la vie active s'évapore lors du passage à la retraite.

« C’est une injustice flagrante. Administrativement, un spécialiste redevient un généraliste dès qu'il quitte le service actif », dénonce le Dr Doh Pierre.

Le syndicat exige une réforme immédiate de la grille indiciaire pour que la spécialisation soit reconnue de manière permanente et durable, garantissant ainsi une sécurité financière décente aux praticiens après des années de service.

Un quotidien sous haute tension

Au-delà des chiffres, ce sont les réalités de terrain qui inquiètent. Les gynécologues-obstétriciens décrivent un environnement de travail dégradé, marqué par :

  1. Un manque criant d’équipements dans les maternités.
  2. Une surcharge de travail due à l'insuffisance du personnel.
  3. Une pression judiciaire et sociale accrue, le syndicat déplorant des accusations souvent « fantaisistes » à l'égard des praticiens.

L'appel au dialogue et à l'unité

Malgré ce sombre tableau, le SYNAGOCI ne ferme pas la porte à la négociation. Le Dr Doh Pierre mise sur la construction d'une vérité collective via un dialogue renforcé avec le gouvernement.

Pour les membres du syndicat, comme le Dr Ando Christelle, l'avenir de la santé maternelle en Côte d'Ivoire dépend de la capacité du corps médical à s'unir. L'objectif est clair : transformer les acquis actuels en réformes structurelles pour offrir aux spécialistes — et par extension aux patientes — des « lendemains meilleurs ».

Auteur: ivoirematin
Publié le: Lundi 27 Avril 2026

Commentaires (0)

Participer à la Discussion

Règles de la communauté :

  • Soyez courtois. Pas de messages agressifs ou insultants.
  • Pas de messages inutiles, répétitifs ou hors-sujet.
  • Pas d'attaques personnelles. Critiquez les idées, pas les personnes.
  • Contenu diffamatoire, vulgaire, violent ou sexuel interdit.
  • Pas de publicité ni de messages entièrement en MAJUSCULES.

💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.