Cacao à M’Batto : Le Conseil du Café-Cacao désamorce la crise des impayés et appelle au calme
Face aux tensions qui secouaient la localité de M’Batto, Koné Brahima Yves, le directeur général du Conseil du Café-Cacao (CCC), est monté au créneau le mercredi 13 mai 2026. Son objectif : apaiser les esprits et garantir le bon déroulement de la campagne intermédiaire de commercialisation, malgré le mécontentement des producteurs lié aux impayés de la campagne principale.
Réunis au foyer des jeunes de M’Batto aux côtés du préfet de la région du Moronou, Dongo Kobenan, les acteurs de la filière et les responsables de coopératives ont pu exprimer leurs griefs.
Le cœur de la crise ne réside pas dans l'actuelle campagne intermédiaire, mais dans les reliquats de la précédente. Ehouman Eby Augustino, porte-parole des producteurs, a clarifié la situation :
« Les 1 200 francs de la campagne intermédiaire ne posent pas véritablement problème. Ce sont surtout les reçus établis lors de la campagne principale à 2 800 francs qui créent les difficultés. »
De nombreux planteurs affirment en effet n'avoir toujours pas touché l'argent de leurs ventes de la campagne principale, basées sur le prix record de 2 800 FCFA le kilogramme.
Le directeur général du CCC a dit comprendre le désarroi des producteurs face à cette chute brutale du prix d'achat, passé de 2 800 FCFA à 1 200 FCFA entre les deux campagnes. Il a rappelé que cette baisse est la conséquence directe de l'effondrement des cours internationaux, passés de plus de 4 000 FCFA à près de 1 600 FCFA en seulement cinq mois.
Koné Brahima Yves a d'ailleurs souligné l'effort de l'État : le prix actuel de 1 200 FCFA est largement subventionné. Sans l'intervention du gouvernement, le prix réel du marché n'aurait pas dépassé les 900 FCFA le kilogramme.
Pour régler définitivement la crise des impayés, le patron du Conseil du Café-Cacao a annoncé des actions fermes :
En conclusion, le directeur général a appelé à la sérénité et à la retenue pour ne pas bloquer l'économie locale. Il a également rappelé une échéance cruciale : la carte du producteur deviendra obligatoire dès le 1er septembre 2026. Les planteurs sont donc vivement encouragés à se faire recenser pour l'obtenir.
De son côté, le préfet de région, Dongo Kobenan, a tenu à recadrer le rôle de l'institution, rappelant que le Conseil du Café-Cacao n'est pas un acheteur direct, et que ses opérations spéciales visent uniquement à fluidifier le marché et à soulager les producteurs en période de crise.
Commentaires (0)
Participer à la Discussion
Règles de la communauté :
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.