Anyama : Armé, il tente de tu3r ses parents quand soudain...
Mardi soir, 22 heures. À Anyama, la ville commence à peine à s'apaiser, mais dans une maison du quartier, le quotidien vient de voler en éclats. Un père de famille saisit son téléphone, la voix tremblante, le souffle court. Ce qu'il décrit au policier au bout du fil, c'est le cauchemar de tout parent : son fils de 18 ans est en train de basculer. Les faits sont rapportés par le site ivoirien Police Secours
Le jeune homme se bat depuis longtemps contre des troubles neurologiques, mais cette fois, la crise est différente. Elle est plus sombre, plus violente. Dans ses mains, un couteau et une fourchette. En face de lui, ses parents. On n’est plus dans une simple dispute, on est dans un moment de détresse absolue où les visages aimés ne sont plus reconnus. Sa mère est en larmes, son père tente désespérément de trouver les mots pour le ramener à la raison, mais le dialogue est rompu. Le vide s'est installé dans le regard du fils, et la peur a envahi la pièce.
Comme le rapporte Police Secours, les agents du commissariat d’Anyama arrivent sur place en quelques minutes. En passant la porte, ils tombent sur une scène électrique. Le jeune est là, prostré, agité, ses armes de fortune à la main. Il n'écoute rien, il ne voit personne. Dans ces moments-là, tout peut basculer en une seconde. Un geste brusque, un cri de trop, et c’est le drame.
Mais ce soir-là, les policiers n'ont pas cherché l'épreuve de force. Ils ont posé les bases de ce qu’on appelle le sang-froid : parler bas, observer les gestes, attendre que la pression retombe d'un cran. Au lieu de la confrontation, ils ont choisi la patience. À force de mots doux et d'une présence calme, ils ont réussi à briser la tension, à désarmer le jeune homme et à le maîtriser sans qu'une seule égratignure ne soit déplorée. Ni pour lui, ni pour ses parents.
Le choc est immense pour cette famille, mais l'essentiel est là : ils sont tous en vie. Les sapeurs-pompiers ont pris le relais pour emmener le jeune homme vers l’hôpital d’Adjamé, là où des soins pourront enfin remplacer la peur. À Anyama, cette nuit-là, on a évité les rubriques nécrologiques. On se souviendra simplement qu'une intervention rapide, menée avec un vrai sens de l'humain, a permis de sauver une famille du naufrage.
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