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Kenya : le chef de la secte de Shakahola inculpé pour 52 morts supplémentaires

Auteur: Ivoirematin

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Kenya : le chef de la secte de Shakahola inculpé pour 52 morts supplémentaires

Nouveau rebondissement dans l’une des affaires de secte les plus meurtrières de ces dernières années. Le pasteur kényan Paul Nthenge Mackenzie, déjà poursuivi pour le massacre de Shakahola en 2023, fait désormais face à de nouvelles inculpations liées à la mort de 52 personnes dans la localité de Kwa Binzaro, sur la côte du Kenya.

De nouvelles charges extrêmement lourdes

Le 11 février 2026, la justice kényane a inculpé Mackenzie et sept coaccusés pour plusieurs chefs d’accusation, dont :

-terrorisme

-meurtres d’enfants

-homicide

-criminalité organisée et radicalisation

Les huit accusés ont comparu devant un tribunal à Mombasa et ont plaidé non coupable. La prochaine audience est prévue le 4 mars 2026.

Le charnier de Kwa Binzaro

Cette nouvelle procédure fait suite à la découverte, en août 2025, de 52 corps enterrés dans des fosses peu profondes à Kwa Binzaro, situé à environ 30 km de la forêt de Shakahola.

Selon les procureurs, les victimes appartenaient à une secte apocalyptique liée à l’église Good News International Church, dirigée par Mackenzie. Les enquêteurs affirment que les fidèles auraient été encouragés à jeûner jusqu’à la mort pour atteindre le paradis avant la fin du monde.

Fait particulièrement troublant : les autorités estiment que le pasteur aurait continué à diriger la secte depuis sa cellule, notamment via des notes manuscrites et des transactions financières.

Rappel du drame de Shakahola

Cette affaire s’ajoute au scandale majeur de Shakahola, révélé en 2023. Plus de 400 corps avaient alors été exhumés dans une forêt du comté de Kilifi, faisant de ce drame l’une des pires catastrophes liées à une secte dans le monde.

Les autopsies avaient montré que la majorité des victimes étaient mortes de faim, tandis que certaines, dont des enfants, présentaient des traces de violence.

Un débat national relancé

Cette affaire continue de secouer le Kenya et relance le débat sur la régulation des mouvements religieux et des sectes dans ce pays majoritairement chrétien.



Le procès à venir pourrait marquer une étape majeure dans la quête de justice pour les centaines de victimes de cette tragédie.

Auteur: Ivoirematin
Publié le: Jeudi 12 Février 2026

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