Emploi des jeunes : le Salon de l’Alternance ouvre la voie à une insertion durable en Côte d’Ivoire
Abidjan a vibré, vendredi, au rythme de l’employabilité des jeunes. L’auditorium de la CGECI (Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire), le Patronat ivoirien, a abrité la première édition du Salon de l’Alternance, une initiative portée par l’Atlantic International Business School (AIBS).
Placée sous le thème évocateur « L’alternance, passerelle vers l’emploi durable des jeunes en Côte d’Ivoire », cette rencontre a mobilisé plus de 300 acteurs clés, parmi lesquels des étudiants, chefs d’entreprises, enseignants et représentants institutionnels.
L’ambition affichée est sans équivoque : briser le plafond de verre entre le diplôme académique et les exigences du marché du travail. À travers ce salon, les initiateurs entendent promouvoir la formation en alternance comme un levier stratégique d’insertion professionnelle et un outil efficace de lutte contre le chômage des jeunes.
Pour le parrain de cette première édition, Abissa Kouakou Anzoua, directeur général d’Atlantic Group, la nuance est essentielle. L’alternance, a-t-il insisté, ne saurait être assimilée à un simple « stage amélioré ». « Le défi n’est pas le diplôme, mais l’employabilité réelle. L’alternance permet d’apprendre en faisant et de développer des compétences techniques et comportementales indispensables », a-t-il martelé, soulignant la nécessité d’une immersion totale pour réduire le choc entre l’école et l’entreprise.
Le groupe qu’il dirige joint l’acte à la parole. Depuis 2024, un programme mené en partenariat avec l’AIBS a permis l’intégration de 20 alternants au sein de ses filiales pour une immersion d’au moins six mois, offrant ainsi une expérience professionnelle concrète à de jeunes talents.
Le Président-directeur général de l’AIBS, Fousseny Koné, a, pour sa part, réaffirmé l’engagement de son institution à proposer une formation « concrète et tournée vers l’avenir ». Selon lui, la réussite de ce modèle repose sur un triptyque rigoureux : une sélection pointue des profils, un « matching » précis avec les besoins des entreprises et un double encadrement école-entreprise.
Dans la même dynamique, Antoine Resk Diomandé, représentant de la Fondation Atlantic Group, a plaidé pour une réforme en profondeur des curricula. S’inspirant du modèle français des conventions CIFRE, il a appelé à une implication accrue du secteur privé en amont des formations afin d’éviter toute inadéquation entre compétences acquises et attentes du marché.
Rythmée par trois panels de haut niveau consacrés aux défis de l’employabilité, aux partenariats public-privé et aux réformes réglementaires nécessaires, la journée s’est achevée sur des notes d’espoir. Les témoignages des alternants de la cohorte 2024-2025 ont illustré l’impact tangible du dispositif, avant la remise de distinctions aux entreprises partenaires engagées dans cette voie d’excellence.
À travers ce Salon de l’Alternance, Abidjan confirme sa volonté de placer la jeunesse au cœur de la dynamique économique nationale, en faisant de l’entreprise un acteur clé de la formation et de l’avenir professionnel des jeunes Ivoiriens.
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