Décès en détention de Marius Monnet, militant du PPA-CI
Le climat politique ivoirien se crispe davantage après l'annonce du décès de Marius Monnet, militant du Parti des peuples africains–Côte d’Ivoire (PPA-CI), survenu en milieu carcéral. Cette disparition remet au centre du débat la question des conditions de détention et du traitement des opposants à l'approche des échéances électorales.
Marius Monnet, originaire de Diapé (département d’Adzopé), était privé de liberté depuis le 17 octobre 2025. Son arrestation s'inscrivait dans la vague de contestations contre la candidature du président Alassane Ouattara à un quatrième mandat.
La confirmation de son décès a été faite ce jeudi 16 avril 2026 par Justin Koné Katinan, vice-président du PPA-CI, lors de la 43e tribune du parti. Il a souligné que le jeune militant s'est éteint alors qu'il se trouvait toujours en détention provisoire, sans avoir pu être jugé.
Au-delà de ce drame, la direction du PPA-CI tire la sonnette d'alarme sur le sort des autres partisans de Laurent Gbagbo. Selon Justin Koné Katinan :
« La prison ne doit pas être utilisée comme un instrument de pression politique », a martelé le vice-président du PPA-CI, dénonçant un traitement inhumain.
Le gouvernement ivoirien maintient une ligne de fermeté et récuse formellement le terme de « prisonniers politiques ».
Lors d'une intervention le 4 mars dernier, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a apporté les précisions suivantes :
Ce décès tragique intervient dans un contexte de forte polarisation. Alors que le PPA-CI dénonce une dérive autoritaire et des conditions carcérales précaires, le pouvoir en place réaffirme la primauté de l'ordre public et de la réponse judiciaire face aux troubles de l'année écoulée.
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