Antonio Guterres au sommet de l’UA : Un plaidoyer pour la souveraineté et la fin des ingérences
En ouverture du sommet de l'Union africaine ce samedi 14 février 2026, le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a livré un diagnostic sans concession sur les crises qui déchirent le continent. Entre l'enlisement en RDC, le chaos soudanais et la montée du terrorisme au Sahel, le chef de l'ONU appelle à un sursaut diplomatique fondé sur la confiance et l'intégrité territoriale.
1. RDC : Sortir de l'impasse sécuritaire
Face à l'échec des accords de Washington et de Doha, et alors que la rébellion de l'AFC/M23 (soutenue par le Rwanda) maintient son emprise sur Goma, Antonio Guterres se montre réaliste.
Le rôle de la Monusco : Il rappelle que la mission n'a ni le mandat ni les moyens d'imposer la paix par la force. Son rôle reste celui d'un médiateur tentant de restaurer une confiance « complètement brisée ».
La question des sanctions : Bien que les États-Unis envisagent des sanctions contre Kigali, Guterres précise que le sujet n'a pas encore été débattu au Conseil de sécurité. Il insiste sur une priorité absolue : le respect de l'intégrité territoriale de la RDC.
2. Soudan : L'appel à la fin des ingérences
Pour le Secrétaire général, la guerre au Soudan s'éternise à cause de facteurs externes.
Coordination des médiations : Il est urgent d'unifier les initiatives de paix pour parler d'une seule voix face aux belligérants.
Coup d'arrêt aux livraisons d'armes : Il pointe directement la responsabilité des pays qui alimentent le conflit, citant explicitement les accusations visant les Émirats arabes unis. Pour lui, la paix ne sera possible que si les ingérences extérieures cessent.
3. Sahara Occidental : Un optimisme prudent
Antonio Guterres confirme le tournant historique de l'ONU, qui soutient désormais le plan d'autonomie marocain.
Les récentes discussions à Madrid se dérouleraient dans un « esprit constructif ».
L'objectif est de trouver une issue définitive à ce conflit cinquantenaire en respectant les intérêts des deux parties, sous l'égide du Conseil de sécurité.
4. Sahel et lutte antiterroriste : Séparer politique et
sécurité
Concernant l'Alliance des États du Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso), Guterres prône une approche pragmatique :
Légitimité politique : Il invite ces régimes de transition à s'inspirer du modèle gabonais pour un retour à l'ordre constitutionnel.
Unité contre le terrorisme : Il appelle à dissocier les divergences politiques de la nécessité de coopérer militairement. La menace terroriste au Sahel est, selon lui, « la plus importante au monde aujourd'hui » et nécessite une mutualisation des renseignements.
5. Multilatéralisme : L'ONU reste le seul pivot
Interrogé sur le « Conseil de paix » lancé par Donald Trump, Antonio Guterres balaie toute idée de concurrence.
« La seule entité dans le monde qui a le droit d'imposer la paix ou d'autoriser des interventions militaires est le Conseil de sécurité des Nations unies. Rien ne peut le remplacer. »
Sur le dossier de Gaza, il réaffirme l'objectif immuable de l'organisation : un cessez-le-feu effectif, le retrait des forces israéliennes et la solution à deux États.
Auteur: Ivoirematin Publié le: Samedi 14 Février 2026
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