Crise énergétique : la Tanzanie impose une cure d'austérité à l'exécutif
Face aux répercussions de la crise des carburants liée aux tensions en Iran, la présidente tanzanienne, Samia Suluhu Hassan, a décidé de frapper un grand coup. Jusqu'ici réputée pour ses cortèges officiels figurant parmi les plus longs d'Afrique, la chef de l'État a annoncé mercredi une réduction drastique du train de vie de la présidence.
Désormais, les véhicules officiels et les berlines de luxe resteront au garage. Pour leurs déplacements, les membres des délégations présidentielles devront délaisser le confort habituel pour se regrouper dans des mini-bus.
Ce changement de cap est radical pour celle qui ne se déplaçait jamais avec moins de 30 véhicules. Ce faste appartient désormais au passé, balayé par les incertitudes qui pèsent sur le détroit d'Ormuz, point névralgique de l'approvisionnement mondial.
Bien que la Tanzanie dispose actuellement de réserves stratégiques de carburant pour une durée de trois mois, le gouvernement préfère anticiper une éventuelle pénurie prolongée. Cette politique de rigueur vise à protéger l'économie nationale des fluctuations brutales du marché pétrolier.
La Tanzanie n'est pas un cas isolé. Plusieurs nations africaines multiplient les mesures d'urgence pour contrer la flambée des prix de l'énergie :
"L'heure est à la sobriété pour les dirigeants africains, alors que l'instabilité au Moyen-Orient menace directement la sécurité énergétique du continent."
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