Guinée : panique à Conakry après de violents tirs aux abords de la prison centrale
Conakry a vécu une matinée sous haute tension ce mardi 10 février 2026. De violents échanges de tirs ont été signalés aux abords de la prison centrale de Conakry, dans le quartier administratif de Kaloum, semant la panique parmi les populations et provoquant un important déploiement sécuritaire.
Selon plusieurs témoignages concordants, des coups de feu, attribués à des armes automatiques, ont retenti aux environs de 9 heures et se sont poursuivis pendant plus d’une demi-heure. Très vite, les forces de sécurité ont bouclé la zone, avec la présence remarquée de véhicules blindés et d’unités des forces spéciales autour de l’établissement pénitentiaire.
Dans le même temps, des ambulances ont été aperçues quittant les lieux sous haute escorte, sans que les autorités ne donnent, dans l’immédiat, des informations officielles sur l’existence d’éventuelles victimes. Par mesure de sécurité, les principales voies menant à la prison ont été temporairement fermées, paralysant la circulation dans ce secteur névralgique de la capitale guinéenne.
Jusqu’en fin de matinée, aucun communiqué officiel n’avait été publié pour préciser l’origine des tirs ni identifier leurs auteurs. Toutefois, des pick-up de la police et de l’armée, équipés de mitrailleuses lourdes, ont été observés non loin du palais présidentiel, traduisant un niveau d’alerte élevé. Progressivement, les routes menant à la prison ont été rouvertes, laissant entrevoir un retour relatif au calme, malgré une présence sécuritaire toujours visible.
Un site au lourd passif sécuritaire
La prison centrale de Conakry reste un site hautement sensible. Elle a déjà été le théâtre d’incidents majeurs, notamment une évasion spectaculaire en 2023 qui avait coûté la vie à plusieurs personnes et profondément marqué l’opinion publique. Ce passé trouble ravive aujourd’hui les inquiétudes des habitants de Kaloum, dont beaucoup affirment être restés confinés chez eux durant les événements.
À ce stade, aucun groupe ni individu n’a été officiellement désigné comme responsable des tirs. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses spéculations circulent, évoquant aussi bien une mutinerie interne qu’une opération de sécurité, sans confirmation officielle.
Si la situation semblait s’être stabilisée à la mi-journée, la tension restait palpable dans la capitale guinéenne, dans l’attente d’éclaircissements des autorités sur la nature exacte de l’incident et ses éventuelles conséquences humaines.
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