Volaille au Maroc : Un marché sous haute surveillance entre répit et incertitudes
Après une période de fortes turbulences, le secteur avicole marocain semble reprendre son souffle. Si l'approvisionnement en aliments pour bétail se normalise, les consommateurs et les professionnels restent sur le qui-vive face à d'éventuelles fluctuations de prix à l'approche de l’Aïd al-Fitr.
Le secteur a réussi à surmonter les goulots d'étranglement qui ont paralysé les ports de Casablanca et de Jorf Lasfar ces deux derniers mois. Les difficultés de déchargement des navires transportant les aliments composés avaient fait craindre un effondrement des chaînes de production.
Alors que le kilogramme de poulet avait frôlé la barre des 30 dirhams, les tarifs se sont stabilisés depuis la mi-Ramadan.
| Produit / Étape | Prix Actuel (Moyenne) | Prix Antérieur |
| Poulet (Ferme) | ~ 13 DH / kg | - |
| Poulet (Détail) | 17 à 22 DH / kg | Jusqu'à 30 DH |
| Poussin vivant | 5 à 6,5 DH l'unité | Env. 12 DH |
Mustapha El Mountasir, président de l'Association nationale des producteurs de viandes de volailles, rassure : la production actuelle est suffisante pour couvrir la demande nationale.
Malgré cette stabilisation, des inquiétudes persistent concernant les intermédiaires et les détaillants.
« Toute nouvelle augmentation risquerait de fragiliser davantage le pouvoir d'achat des Marocains, déjà éprouvé par les prix élevés du poisson et des viandes rouges. » — Noureddine Hammane
Le gouvernement est désormais appelé à renforcer la régulation et la lutte contre la spéculation pour garantir que l'amélioration de la logistique portuaire profite directement au panier de la ménagère.
Commentaires (0)
Participer à la Discussion
Règles de la communauté :
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.