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Tragédie au Soudan du Sud : un massacre fait au moins 169 morts à Abiemnhom

Auteur: Ivoirematin

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Tragédie au Soudan du Sud : un massacre fait au moins 169 morts à Abiemnhom

La zone administrative de Ruweng, située à la frontière avec le Soudan, est le théâtre d'un nouveau drame humanitaire. Dans la nuit du 28 février au 1er mars, une attaque d'une violence extrême a visé la localité d'Abiemnhom, laissant derrière elle un bilan provisoire de 169 morts et des milliers de déplacés.

Un assaut coordonné et meurtrier

L'attaque a débuté aux alentours de 4 heures du matin le dimanche 1er mars. Selon les autorités locales, un groupe important de jeunes armés de l'ethnie Nuer, venus du comté voisin de Mayom et portant pour certains des uniformes militaires, a pris d'assaut la ville.

  1. Bilan humain : Au moins 169 décès recensés, dont 79 membres des forces de l'ordre (soldats et policiers) tombés en tentant de repousser l'assaut.
  2. Blessés : L’ONG Médecins sans frontières (MSF) a pris en charge 80 blessés par balles à l’hôpital d’Abyei.
  3. Mesures d'urgence : Face à l'ampleur du massacre, les autorités ont dû procéder à des inhumations dans une fosse commune.
« Les gens ont fui dans toutes les directions, si bien que nous allons sans doute encore retrouver des blessés et d’autres corps. » — James Monyluak, ministre de l’Information du gouvernement local.

L'ONU tire la sonnette d'alarme

La Mission des Nations unies au Soudan du Sud (Minuss) a accueilli près de 1 000 civils sur sa base pour leur offrir protection et soins d'urgence. L'organisation exprime sa profonde inquiétude face à cette escalade qui fragilise un accord de paix déjà chancelant.

Priyanka Chodhury, porte-parole de la Minuss, souligne que les tensions politiques entre les partisans du président Salva Kiir et ceux de l'opposant Riek Machar se muent de plus en plus en conflits ethniques sur le terrain. Des bombardements aériens, des pillages d'infrastructures humanitaires et des déplacements massifs de population sont signalés dans plusieurs régions, notamment dans l'État de Jonglei.

Un contexte de haines ancestrales et d'instabilité politique

Bien qu'un accord de paix ait été signé en 2018 pour clore la guerre civile débutée en 2013, la violence persiste. Ce massacre semble s'inscrire dans une double dynamique :

  1. Rivalités intercommunautaires : Des tensions historiques opposent les Nuer de Mayom aux Dinka d’Abiemnhom.
  2. Instrumentalisation politique : L'insécurité est alimentée par l'instabilité au sommet de l'État.

Les revendications locales

Les autorités de Ruweng appellent désormais à :

  1. L'ouverture immédiate d'une enquête officielle.
  2. Un déploiement accru des forces de sécurité dans la zone frontalière.
  3. L'envoi urgent d'une aide humanitaire pour les survivants et les déplacés.
Auteur: Ivoirematin
Publié le: Mardi 03 Mars 2026

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