Ouganda : Amnesty International dénonce une répression post-électorale chirurgicale
Dans un rapport publié ce jeudi 30 avril, Amnesty International dresse un bilan alarmant de la situation en Ouganda après la reconduction de Yoweri Museveni pour un septième mandat. L'organisation pointe une stratégie de violence "plus élevée et plus ciblée" qu'en 2021, visant quasi exclusivement les rangs de l'opposition.
L'enquête, étayée par de nombreux témoignages, révèle que le National Unity Platform (NUP), principal parti d'opposition, est la cible d'une traque méthodique.
« Le niveau de brutalité contre le NUP est sans précédent », affirme Sikula Oniala, chercheur chez Amnesty International.
Si l'Ouganda semble moins "instable" que certains de ses voisins, Amnesty avertit que cette accalmie n'est qu'une façade. Le gouvernement aurait affiné ses méthodes de contrôle :
Quatre mois après les élections, la crise est loin d'être résolue. De nombreux opposants croupissent toujours en cellule, tandis que le climat de peur empêche les partisans du NUP de reprendre une vie normale.
L'appel d'Amnesty : L'ONG exige désormais des enquêtes indépendantes et des poursuites judiciaires immédiates contre les responsables de ces exactions afin de rompre le cycle de l'impunité.
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