Ouganda : Arrestation de Sarah Bireete sur fond de tensions électorales
À quelques jours du scrutin présidentiel prévu le 15 janvier, le climat politique se crispe davantage en Ouganda. Sarah Bireete, figure de proue de la société civile et directrice du Center for Constitutional Governance (CCG), a été interpellée par les autorités à Kampala.
Le pouvoir reproche à la militante un accès illégal au registre électoral national. Une version fermement démentie par l'opposition et les ONG locales, qui y voient une manœuvre purement politique. Selon ses soutiens, Sarah Bireete paie le prix de ses critiques acerbes envers le régime. En décembre dernier, elle n'avait pas hésité à qualifier l'Ouganda de « dictature militaire » lors d'un entretien avec l'Associated Press, dénonçant une dérive autoritaire du pouvoir en place.
L'enjeu de ce scrutin est de taille :
Cette arrestation s'inscrit dans un contexte de « harcèlement judiciaire » dénoncé par les défenseurs des droits humains. Entre arrestations systématiques et refus de remises en liberté sous caution, les observateurs s'inquiètent d'une stratégie visant à museler toute voix dissidente avant l'ouverture des bureaux de vote.
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