Casques bleus visés au Liban : Le Ghana demande des comptes à l'ONU
Le ton monte entre Accra et les instances internationales. Suite à une attaque israélienne ayant blessé plusieurs de ses soldats de la paix au Sud-Liban, le ministère ghanéen des Affaires étrangères a officiellement saisi le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres.
Alors que les tensions s'intensifient au Liban entre Israël et le Hezbollah, le Ghana se retrouve malgré lui en première ligne. Contributeur historique de la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban), le pays déploie actuellement un bataillon de près de 900 soldats dans la région.
Le 6 mars dernier, une position de l'ONU à al-Qaouzah a été la cible de tirs de missiles. Le bilan est lourd pour le contingent ghanéen :
Le chef de l'État libanais, Joseph Aoun, a qualifié cette frappe d'« attaque directe ». Côté ghanéen, la réponse diplomatique est sans équivoque. Samuel Okudzeto Ablakwa, représentant la diplomatie ghanéenne, a fermement condamné cet acte qu'il considère comme une violation grave du droit international.
« Cette agression équivaut à un crime de guerre et bafoue les protections accordées au personnel de maintien de la paix des Nations Unies. » — Ministère des Affaires étrangères du Ghana.
Le gouvernement ghanéen ne compte pas en rester là. Dans sa protestation officielle auprès de l'ONU, Accra exige :
Cette situation place le Ghana dans une position délicate, illustrant le malaise croissant des nations africaines face à l'extension du conflit au Proche-Orient.
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