Colère et déchirement : la diaspora iranienne des États-Unis face à la répression de Téhéran
De Los Angeles à New York, la communauté iranienne exilée est sortie massivement dans les rues pour dénoncer la réponse sanglante du régime de Téhéran aux récentes contestations populaires. Entre deuil personnel et appels à l'intervention internationale, les manifestants expriment une exaspération sans précédent.
Un bilan humain qui scandalise
Le mouvement, né fin décembre pour protester contre l'inflation, a basculé dans l'horreur. Les manifestants aux États-Unis n'hésitent plus à parler de « génocide » ou d'« holocauste » pour qualifier la répression des Gardiens de la révolution.
- Des témoignages poignants : Perry Faraz, exilée depuis 2006, témoigne de la perte d'un petit-cousin de moins de 10 ans, tué lors des rassemblements.
- Une incertitude macabre : Alors que Téhéran a coupé l'accès à internet, les chiffres des victimes divergent mais s'annoncent catastrophiques. Les ONG et l’opposition évoquent un bilan allant de 3 000 à 20 000 morts.
Le dilemme Donald Trump : Sauveur ou manipulateur ?
Dans les cortèges de Los Angeles (surnommée « Tehrangeles »), les casquettes « Make Iran Great Again » fleurissent. Une partie de la diaspora place ses espoirs en Donald Trump, espérant une action militaire ciblée contre les centres de pouvoir iraniens.
Cependant, la figure du président américain divise :
- Les partisans d'une ligne dure : Certains souhaitent des frappes immédiates ou l'élimination du guide suprême Ali Khamenei.
- Les critiques : D'autres, comme la poétesse Karim Farsis, dénoncent l'hypocrisie de Washington. Elle rappelle que les sanctions économiques pèsent sur le peuple et que le « Travel Ban » interdit paradoxalement aux Iraniens menacés de trouver refuge aux États-Unis.
Quel avenir pour l'Iran ? Une opposition fragmentée
La question de l'après-régime réveille de vieilles fractures au sein de la diaspora.
- La nostalgie impériale : De nombreux manifestants réclament le retour de Reza Pahlavi, fils du dernier chah, souhaitant instaurer une monarchie constitutionnelle laïque.
- La crainte du passé : Ce désir de restauration se heurte aux souvenirs de la répression exercée par le père de Pahlavi, créant des tensions parfois violentes entre les différentes factions de l'opposition.
- L'autodétermination : Pour certains, comme le restaurateur Roozbeh Farahanipour, le changement doit venir de l'intérieur, sans que l'Occident ne cherche à imposer une « marionnette » à la tête du pays.
Ce que ce texte nous apprend
Cette mobilisation illustre la profonde déconnexion entre le régime des mollahs et sa diaspora, tout en soulignant la complexité géopolitique d'un peuple qui cherche sa liberté entre l'enclume de la répression interne et le marteau des influences étrangères.
Auteur: Ivoirematin
Publié le: Lundi 19 Janvier 2026
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