La Turquie signe un contrat de «plusieurs milliards» d’euros pour le soutien technique de ses futurs Eurofighter Typhoon
En octobre dernier, après avoir fini par convaincre l’Allemagne de lever son veto, la Turquie signa un accord d’une valeur de 9 milliards d’euros avec le Royaume-Uni pour se procurer vingt avions de combat Eurofighter Typhoon.
Pour Londres, ce contrat était une aubaine dans la mesure où il allait permettre de redonner de l’activité à l’usine de Warton, qui était alors à l’arrêt depuis quelques semaines, faute de nouvelles commandes de Typhoon. «Il renforcera également les capacités de combat avancées de la Turquie, consolidera l’Otan dans une région clef [celle de la mer Noire, ndlr] et améliorera l’interopérabilité entre nos deux forces aériennes», avait souligné Keir Starmer, le Premier ministre britannique.
Le prix que la Turquie était prête à payer pour ces vingt Eurofighter Typhoon [soit 450 millions d’euros par avion] pouvait sembler élevé, même s’il tenait compte de la livraison de munitions et d’équipements. Et il le sera davantage.
En effet, ce 25 mars, Ankara a annoncé, sans livrer plus de détails, qu’un contrat de «soutien technique et logistique» dans le cadre du «projet Eurofighter Typhoon» venait d’être signé par Yaşar Güler, le ministre turc de la Défense, lors d’une rencontre avec John Healey, son homologue britannique.
«Le nouvel accord vise à garantir la maintenance à long terme et la disponibilité opérationnelle des avions. Les deux parties se sont engagées à renforcer davantage leur collaboration dans le domaine de la défense dans les années à venir», a résumé l’agence de presse turque Anadolu.
De son côté, le ministère britannique de la Défense [MoD] a évoqué la signature d’un contrat de «plusieurs milliards de livres sterling». Et de préciser qu’il comprend la livraison de pièces détachées, d’équipements de soutien, de simulateurs de pointe et des capacités en matière de guerre électronique ainsi que la formation de dix pilotes et d’environ cent techniciens turcs au Royaume-Uni.
Ce contrat «garantit la production de composants et de pièces détachées nécessaires à la maintenance des Typhoon» avec le «soutien de l’industrie britannique, notamment BAE Systems, Leonardo UK, MBDA, Rolls Royce et Martin Baker», a complété le MoD.
Pour M. Healey, ce partenariat entre le Royaume-Uni et la Turquie ne vise pas seulement à vendre des avions de combat mais aussi à «créer des alliances, à stimuler l’économie [britannique] et à renforcer l’Otan».
«La décision de la Turquie d’acquérir le Typhoon est un vote de confiance dans l’industrie britannique et l’emploi au Royaume-Uni», a-t-il fait valoir.
Cela étant, les besoins de la Turquie en pièces détachées pourraient être bien plus importants étant donné qu’elle envisage d’acquérir une vingtaine de Typhoon d’occasion auprès du Qatar et du sultanat d’Oman.
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