tragically Noyade de trois jeunes garçons à Bemasoandro : pris au piège dans une fosse inondée
Le quartier d'Antanety est en deuil après qu'une simple baignade entre camarades a coûté la vie à trois jeunes garçons, piégés par la montée des eaux dans une fosse d'extraction de terre. Le drame s'est déroulé dans la commune de Bemasoandro Itaosy, soulignant le danger des excavations abandonnées et inondées.
La tragédie a commencé mercredi dernier. Selon le rapport de la gendarmerie, deux enfants, âgés de 9 et 10 ans, ont été retrouvés noyés dans un bassin d'irrigation situé dans le quartier d'Antanety. Un troisième corps, celui d'un garçon habitant Ampasika, a été découvert le lendemain, jeudi, dans la même zone.
Les premières constatations médicales ont confirmé que la noyade était la cause du décès, en l'absence de toute blessure externe. L'enquête a été confiée au Poste fixe de Bemasoandro, après l'information des autorités administratives.
Mme Robertine Rakotoarilala, présidente du Fokontany d’Antanety et tante de l'une des victimes, Ismaël (9 ans), a livré des précisions poignantes sur les circonstances. Les trois victimes faisaient partie d'un groupe de cinq garçons qui jouaient ensemble l'après-midi. Trois d'entre eux ont coulé, tandis que les deux autres, sous le choc, ont pris la fuite.
Les recherches ont été menées par les familles elles-mêmes, assistées d'un policier, avant l'arrivée des autorités. Des vêtements trouvés au bord de l'eau ont d'ailleurs permis d'identifier l'un des disparus avant la découverte macabre.
La fosse où les enfants se baignaient est une ancienne carrière utilisée pour l'extraction de terre pour la fabrication de briques. Ces dernières semaines, les pluies successives ont fait monter le niveau de l'eau de manière inhabituelle, transformant l'endroit en un piège mortel et profond.
Bien que le lieu soit éloigné des habitations, près du stade Makis à Andohatapenaka, les témoignages d'un couple de gardiens de rizières voisins révèlent que les enfants s'y rendent régulièrement pour jouer dans l'eau, et ce malgré les avertissements répétés. Les gardiens tentent habituellement de les en dissuader, mais l'attrait de la baignade prend souvent le dessus.
Ce mercredi-là, les victimes n'étaient pas allées à l'école, un comportement qui, selon leurs proches, pourrait indiquer une habitude de se retrouver sur ce lieu isolé. La communauté pleure aujourd'hui ces trois jeunes vies tragiquement perdues.
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